Mondialisation : dépeçage des biens publics au profit du privé

Detroit_Montage
Intro :

Aux Etats-Unis, la ville de Détroit est contrainte de vendre ses bijoux de famille, son patrimoine public. De plus en plus de municipalités américaines sont poussées à cette extrémité, pour le plus grand bonheur et profit des « investisseurs » privés.

En Europe aussi, les profiteurs s’engraissent et prospèrent…

En Grèce, le HRADF (Hellenic Republic Asset Development Fund, TAIPED en grec) brade et privatise à marche forcée depuis 2012 le patrimoine public grec, pour le plus grand profit des acheteurs privés (compagnies, banques, créanciers divers et variés,…) :

Pendant ce temps-là, la population grecque ne cesse de s’enfoncer dans la misère et la mort, lente ou brutale (réapparition de maladies anciennes, forte augmentation des suicides…), écrasée, saignée et tuée à petit feu par les « mémorandums » et autres « plans d’aides » généreusement accordés par l’Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et autres créanciers qui se remboursent ainsi à des taux d’intérêts usuraires.
Des plans soi-disant censés sortir les Grecs de la crise, apurer leurs dettes, mais qui en réalité ne font qu’enfoncer davantage dans la grande pauvreté les classes moyennes et populaires.

La France n’est pas en reste, loin de là...
Moins brutalement, pour le moment, mais tout aussi efficacement, la liquidation de l’Etat social solidaire en France mis en place après la 2ème Guerre mondiale à travers le Conseil national de la résistance (CNR) s’accélère depuis le tournant (néo)libéral des années 1970.
On vend (on brade ?) tranquillement les biens publics, construits, acquis avec nos impôts, ceux de nos aïeux… :

Tout ça soi-disant pour rembourser les dettes publiques (de toute manière irremboursables désormais), aggravées par des taux d’intérêt usuraires. Un lent mécanisme d’endettement public lancé il y a 40 ans maintenant et dont l’objectif officieux des créanciers (privés) était à long terme de contraindre les Etats (et donc les citoyens) à se délester de leurs patrimoines publics, de leurs biens communs au bénéfice des opérateurs privés. Ceci, avec la collaboration – plus ou moins active ou passive -, du personnel politique (de droite comme de gauche) de plus en plus dépendants pour leur carrière des fonds des bailleurs privés et autres grandes fortunes.

Soumis à la logique dictatoriale des « plans d’ajustements structurels », de l »austérité budgétaire » de l’UE libre-échangiste, on pourrait tout aussi bien évoquer les situations sociales dramatiques que subissent les populations au Portugal, en Espagne, en Italie, en Irlande, au Royaume-Uni, en Allemagne… Sans oublier les pays du sud de l’hémisphère qui subissent depuis des décennies cette dictature de la dette imposée par les pays occidentaux.

Vive l’Union européenne ?
Plus jamais ça qu’ils disaient…
A quand une prise de conscience massive des peuples à propos de la prédation criminelle de la mondialisation « néolibérale », des ravages et du danger du capitalisme totalitaire ?

Revue de presse :

  • « L’État vend ses bijoux de famille »
    Par Le Revenu, le 20 novembre 2013
    Au cœur de Paris, sur un terrain de 6.906 mètres carrés situé à l’angle de la rue de Grenelle et de la rue de Bellechasse, l’État vend un ensemble immobilier comprenant un ancien couvent du XVIIIe siècle et des bâtiments militaires du XIXe siècle.
    (Lire la suite…)
    Source :ww w.lerevenu.com/vos-placements/immobilier/20131119528b6d1d80a00/letat-vend-ses-bijoux-de-famille

    Un bien d’exception vendu sur le site www.economie.gouv.fr/cessions/rechercher/geo?op=Rechercher&form_id=formulaire_rech_geo&departement=75

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