Livre (Top 5 !) : La Guerre est un racket (Smedley Butler, 1935)

Intro :

Smedley D. Butler, général américain décoré à de multiples reprises, au service des plus grandes compagnies de son pays pendant plus de trente ans, décide de dénoncer les profits engrangés par ces firmes et générés par les guerres. Ce livre permet de mieux comprendre les motivations, la puissance et le danger que représentent l’industrie militaire et les compagnies, contre les intérêts fondamentaux des Etats, des peuples, contre la démocratie.
Smedley D. Butler qui éventa en 1934 le complot fasciste organisé par les dirigeants des plus grandes entreprises américaines contre le président  Franklin D. Roosevelt dont ils jugeaient le programme politique et économique trop social, trop socialiste…

  • (Top 5 !) La Guerre est un racket (titre original « War is a racket », the Butler Family, 1935, 2003 ; Feral House, Los Angeles, 2003 ; Les Editions Maison, 2008)
    Smedley D. Butler_La guerre est un racket_1935

    (4ème de couverture) : « Jamais traduit en français, La Guerre est un Racket est un livre « coup de poing » signé par une « forte tête », par un « pur et dur » du Marine Corps. Un classique de la littérature contestataire américaine qui, sous le titre du texte principal paru en 1935, regroupe ici trois écrits complémentaires : La Guerre est un Racket, donc, mais aussi Un Amendement pour la Pain, publié en 1936, et Une Neutralité Logique imprimé en 1939, un an avant la mort de l’auteur.
    Dans La Guerre est un Racket,Butler présente la guerre comme une arnaque orchestrée par quelques initiés au détriment du plus grand nombre et fournit des pistes pour y remédier, comme celle de soumettre toute entrée en guerre des Etats-Unis à référendum auquel ne participeraient que les mobilisables. Soucieux de démontrer qu’un autre patriotisme est possible,Butler expose dans ses deux derniers textes sa vision (naïve ?) d’un pays pacifiste et neutre.

    Biographie :
    Né en 1881, Smedley Darlington Butler s’engage à 16 ans chez les Marines avec lesquels il s’expose 121 fois au feu et reçoit, fait rarissime, deux fois la médaille d’honneur du Congrès, la plus haute distinction militaire américaine: d’abord pour son action à Veracruz (Mexique) en 1914, puis pour la prise de Fort Rivière (Haïti) en 1915. Homme de convictions à une époque où les scrupules comptent peu pour faire des Etats-Unis une super-puissance, Butler vit la Grande Guerre à Brest. Promu au grade de brigadier général à 37 ans, il quitte provisoirement l’armée pour devenir chef de la police de Philadelphie (1924-1925). Ses bons résultats lui valent d’envisager une carrière politique au cours de laquelle il n’aura de cesse de dénoncer les abus politico-militaro-industriels. Deux ans après sa retraite en 1931, il déjoue un sombre coup d’état contre le président Franklin D. Roosevelt. Le Major General Butler décède le 21 juin 1940 au Naval Hospital de Philadelphie. Le camp d’entraînement actuel des Marines dans l’État de Virginie porte toujours son nom.

Publicités
Cet article, publié dans Capitalisme, Etats-Unis, Forces armées, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.