UE, BCE, FMI : « On a imposé une torture médiévale à la Grèce… »

Intro :

La Grèce, dénigrée, diffamée. Son peuple traité de tous les noms (fainéants, fraudeurs, fascistes…) et saigné depuis plusieurs années maintenant par les créanciers privés.
En réalité, une bien bonne affaire pour la BCE, le FMI, mais également pour la France et l’Allemagne.

Ah, le « Grand projet européen »… !

La création de l’Union européenne ? Un projet destiné, soi-disant, à éviter que les Etats ennemis d’hier se fassent à nouveau la guerre, que les peuples puissent enfin vivre en paix les uns avec les autres… : « Plus jamais ça », qu’ils disaient.
Au final, une sinistre et dramatique mascarade quand on constate la situation sociale catastrophique d’un grand nombre de la quasi totalité des pays de l’Union européenne à des niveaux divers : la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, mais également la Grande-Bretagne, l’Allemagne, sans oublier la France dont le modèle social, construit après guerre notamment par le Conseil national de la résistance, est attaqué sans cesse par les politiques libérales (de droite et de gauche).

Une véritable guerre économique est donc menée contre les citoyens à coups de destruction des droits sociaux, de mise en concurrence entre les travailleurs d’Europe de l’est à la recherche de salaires moins indigents et les salariés d’Europe de l’ouest, qui voient leurs conquêtes sociales durement acquises par les anciens être rabotées chaque jour un peu plus par les dirigeants politiques aux ordre des industriels et autres grandes fortunes.

L’Union européenne, un espace de liberté et de démocratie nous assène-t-on à longueur d’années et de médias agenouillés. Mais une Union européenne basée sur en réalité sur une liberté essentiellement économique (libre-échange), pour le plus grand bénéfice des actionnaires des grandes entreprises et autres rentiers gavés de profits et de bonus, mais jamais rassasiés.

Revue de presse :

  • « Les gouvernements européens sont prisonniers de leurs systèmes bancaires »
    Par Romain Renier, latribune.fr, le 9 avril 2014
    Pour Philippe Legrain, économiste britannique et ex-conseiller de José Manuel Barroso, les dirigeants européens ont fait le choix de protéger les banques allemandes et françaises d’une restructuration… au détriment des contribuables européens.
    (…)
    Mais pour ne pas faire supporter les pertes aux banques allemandes et françaises, on s’est dit qu’on allait prêter l’argent du contribuable pour leur permettre de recouvrer leurs créances. En échange de quoi on a imposé une torture médiévale à la Grèce.
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    Source : w ww.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140408trib000824260/les-gouvernements-europeens-sont-prisonniers-de-leurs-systemes-bancaires.html
  • « Les pays qui ont appliqué l’austérité ont vu leurs dettes publiques exploser »
    Par Romain Renier, latribune.fr, le 23 juillet 2013
    La dette publique a le plus augmenté dans les pays qui ont appliqué les recettes de rigueur budgétaire de la troïka. C’est ce qui ressort des statistiques publiées lundi soir par Eurostat. Tour d’horizon.
    (…)
    Source : ww w.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130723trib000777080/les-pays-qui-ont-applique-l-austerite-ont-vu-leurs-dettes-publiques-exploser.html
  •  « Austérité : le FMI s’excuse…pas tant que ça »
    Par Romaric Godin, latribune.fr, le 6 juin 2013
    L’institution de Washington a reconnu des erreurs dans la gestion de la crise grecque. Mais il a oublié l’essentiel : le fondement idéologique qui a présidé aux décisions et qui reste d’actualité.
    (Lire la suite…)
    Source : w ww.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130606trib000768867/austerite-le-fmi-s-excusepas-tant-que-ca.html
  •  « Le FMI fait son auto-critique sur le plan de sauvetage imposé à la Grèce en 2010 »
    Par latribune.fr, le 6 juin 2013
    (…)
    Sixième année de récession
    Le Fonds s’était alors montré bien optimiste en tablant sur un retour de la croissance en Grèce dès 2012 et une amélioration sur le front de l’emploi. Les faits lui ont donné tort : le pays s’enfonce actuellement dans la récession pour la sixième année d’affilée avec un taux de chômage de 27%, malgré un deuxième plan d’aide international massif au printemps 2012. (…)
    La dette grecque aurait du être restructurée en 2010
    (…)
    Cette décision a été lourde de conséquences, selon le Fonds. Elle a permis à de nombreux créanciers privés (banques, fonds d’investissement) de « s’échapper » du pays sans subir la moindre perte et de « passer le fardeau » aux Etats et donc aux contribuables qui ont dû de nouveau renflouer la Grèce en 2012. « Nous aurions dû avoir une réduction de dette plus tôt en Grèce », a reconnu mercredi Poul Thomsen, chef de la mission du FMI en Grèce.
    (Lire la suite…)
    Source : ww w.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130606trib000768824/le-fmi-fait-son-auto-critique-sur-le-plan-de-sauvetage-impose-a-la-grece-en-2010.html
  • « Le FMI menacerait de suspendre son aide à la Grèce »
    Par latribune.fr, 21 juin 2013
    En raison d’inquiétudes sur le financement du plan de sauvetage à la Grèce, le Fonds monétaire international serait prêt à arrêter ses versements d’aide à la Grèce.
    (Lire la suite…)
    Source : ww w.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130621trib000771597/le-fmi-menacerait-de-suspendre-son-aide-a-la-grece.html
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