[Vidéo] « Le scandale des préfets fantômes » : faites ce que je dis, pas ce que je fais

Intro :

« Rigueur » budgétaire et politique « d’austérité » pour les petites gens ; culpabilisation des chômeurs soi-disant « assistés », instrumentalisation des fraudeurs (très minoritaires) de prestations sociales, alors que les rentiers et autres grandes fortunes pendant ce temps-là s’accaparent et concentrent de plus en plus des richesses créées par tous les salariés et pratiquent de surcroît l’évasion fiscale…
Des inégalités (économiques, sanitaires, sociales) qui ne cessent d’augmenter d’augmenter, d’exploser pour les classes populaires et moyennes.

Pendant ce temps-là, le petit personnel politique (de droite et de « gauche ») et hauts fonctionnaires collaborent, activement ou passivement, à « réformer », à déconstruire le modèle social français (sous-couvert soi-disant de vouloir le sauvegarder…), tout en pensant à gérer au mieux leur propre carrière.

Faites ce que je dis…, pas ce que je fais ?

Document :


No
te :

Dans un contexte de restriction budgétaire, France 2 a choisi de se pencher sur la nomination des préfets, car si 126 préfets sont bien rattachés à un territoire, 252 sont en réalité nommés…

Le reportage évoque un document de la Cour des comptes qui a procédé au contrôle de la gestion des préfets (dont le salaire mensuel est compris entre 6000€ et 8000€ net).

Dans une note du 9 juillet 2014, adressée notamment au premier ministre Manuel Valls, sa conclusion interroge…  La Cour évoque en effet « la dérive des effectifs des préfets hors cadre » avec une augmentation de 70% depuis la fin des années 1980.

Parmi les préfets hors cadre, les cas de Michel Vauzelle, député socialiste et président de la région PACA, nommé député hors cadre en 1985 ; et de Brice Hortefeux, ancien ministre et député européen, nommé préfet en 1995.
Deux exemples de préfets… sans préfectures.

Michel Vauzelle, qui a fait valoir ses droits de départ en retraite, percevrait une pension de retraite de préfet d’un montant de 2370€ par mois, pour une fonction exercée seulement de 1985 à 1986 : 2370€ qui s’ajoutent à sa retraite mensuelle de député (5500€) et celle de président PACA (2000€)

Le rapport de la Cour des comptes s’intéresse plus précisément au statut des « préfets en mission de service public », qui correspondent à des promotions de sous-préfets nommés préfets.

Deux autres exemples illustrent cette question :

Yves Husson, 61 ans, ancien sous-préfet de Cherbourg nommé préfet en janvier 2014 « chargé d’une mission de service public relevant du Gouvernement » ; une mission qui consiste, ici, à faire le lien entre le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et le territoire d’origine de ce dernier.

Alain Gérard, 62 ans, ancien sous-préfet de Calais nommé également préfet en mission de service public en juin 2014 ; chargé de mission auprès du préfet de la région Alsace pour une mission sur le démantèlement des centrales nucléaires dans le Rhin supérieur

Si dans ses conclusions, la Cour des comptes recommande la suppression la catégorie des « préfets en mission de service public », cette modification ne serait pas envisagée semble-t-il par l’actuel gouvernement du premier ministre Manuel Valls.

Manuel Valls qui demande des efforts et des sacrifices aux citoyens afin d’accepter de scélérates et mortifères réformes structurelles qui ne feront que profiter aux nantis et dégraderont les conditions de vie du plus grand nombre.

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