Coluche aurait fêté ses 70 ans

Intro :

Porte-parole des marginaux, des sans-voix, des vulnérables, des exploités, Coluche meurt à 41 ans après une collision en moto contre un poids-lourd qui lui coupe soudainement la trajectoire sur une route d’Opio près de Grasse (Alpes Maritimes).
Comique grossier voire vulgaire pour les uns, trublion salutaire, icône populaire voire « saint laïque » pour les autres, Coluche laisse un vide immense dans la vie publique et la critique politique et sociale.

La disparition du provocateur anar, du porte-voix des petites gens contre les injustices et la mascarade politique, laisse encore actuellement un vide important auprès de son public nostalgique.
Un accident qui laisse également certaines questions en suspens sur les conditions réelles dans lesquelles s’est déroulée cette collision : contrairement à plusieurs déclarations faites par différents commentateurs, la scène s’est déroulée sur une route en ligne droite, à vitesse modérée (env. 70 km/h), avec une visibilité dégagée et le port d’un casque.

Une disparition brutale alors qu’il préparait son nouveau spectacle prévu pour la rentrée au mois de septembre au Zénith de Paris. Un spectacle qui devait s’intituler « Y en aura pour tout le monde ! ».

Il aurait eu 70 ans le 28 octobre 2014.


Documentaire
 :

  • Coluche : un clown ennemi d’Etat
    Film de Jean-Louis Perez et Michel Despratx, production Premières Lignes, 2011

Archives télévisées :


Revue de presse
 :

  • Gérard Lanvin : « Coluche vivant, on n’aurait pas la France d’aujourd’hui »
    Par Europe 1, Les Incontournables, décembre 2013
    Gérard Lanvin est l’invité de Nikos Aliagas à l’occasion de la sortie du film Angélique de Ariel Zeitoun dont la sortie est prévue le 18 décembre.
    Source : https://www.youtube.com/watch?v=oYIMmAFO7nw
  • Le conducteur du camion qui a percuté Coluche se confie
    Par Cécile Jandau, Lexpress.fr, le 28 juin 2013
    Après presque 30 ans de silence, le chauffeur qui a tué Coluche témoigne du drame qui a bouleversé sa vie dans les colonnes du Petit Niçois.
    « Je ne l’ai pas vu ». C’est bien là le drame d’Albert Ardisson, 75 ans, qui a percuté avec son 38 tonnes la moto que conduisait Coluche le 19 juin 1986 à Opio, près de Grasse.
    (Lire la suite…)
    Source : www.lexpress.fr/culture/le-conducteur-du-camion-qui-a-percute-coluche-se-confie_1261998.html/
  • Coluche toujours présent : le rond-point tragique porte désormais son nom
    Par Olivier Porri-Santoro, Lepetitniçois.fr, le 28 juin 2013
    C’est l’histoire d’un mec qui, 27 ans après sa mort, draine toujours des milliers d’admirateurs dans son sillage. En témoigne la foule présente à l’inauguration du rond-point portant son nom à Opio.
    Le grand jour est arrivé ! Après des années de lutte, les fans de Coluche vont avoir gain de cause. Ce dimanche dès 11h15, le carrefour du Piol à Opio va enfin être rebaptisé rond-point Coluche. Une inauguration de la plus haute importance. Et pour cause, c’est dans cette commune située à 17 km de Cannes que Michel Colucci dit Coluche a trouvé la mort dans un accident de moto survenu le 19 juin 1986.
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    Source : www.lepetitnicois.fr/actualite/article/coluche-toujours-present-le-rond-point-tragique-porte-desormais-son-nom-604.html/
  • Coluche : un clown ennemi d’Etat
    Par France 3.fr, le 11 mars 2013
    En octobre 1980, Coluche annonce qu’il va se présenter à l’élection présidentielle. « L’équipe de campagne » qui se forme est alors constituée de gauchistes ayant agité les années 70. Ce qui n’est d’abord qu’une farce devient très vite sérieux. Amis, soutiens, journalistes ou simples électeurs voient dans cette candidature « pour rire » un pied de nez aux candidats du système qui, eux, ne semblent préoccupés que par leur propre destin. Pourtant, cinq mois plus tard, malgré ses 16 % d’intention de votes, le clown se retire mystérieusement. Il n’explique rien, mais il est visiblement secoué par ce qu’il a vécu. Cette enquête documentaire retrace cette campagne improbable durant laquelle toute la classe politique se demande s’il faut rire ou au contraire s’inquiéter de la popularité du phénomène Coluche.
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    Source : www.france3.fr/emissions/documentaires/coluche-un-clown-ennemi-detat_116378
  • Interview de Didier Lavergne, ami de Coluche et témoin de sa mort.
    Didier Lavergne : « Il y a plein de choses qui ne collent pas »
    Propos recueillis par Bastien Bonnefous, 20minutes.fr, le 14 juin 2006

    Depuis combien de temps connaissiez-vous Coluche au moment de sa mort, en 1986 ?

    Je travaillais avec lui depuis une dizaine d’années, comme maquilleur personnel sur ses films et ses spectacles. On était devenu amis et au moment de sa mort, on était ensemble 24 h sur 24.Vingt ans après sa mort, quelle est votre opinion ?
    J’ai toujours eu un doute. Mais comme beaucoup, j’ai accepté l’idée que c’était un accident bête. J’ai commencé à changer d’avis quand j’ai rencontré JeanDepussé il y a deux ans environ. Il avait mené une enquête et il m’a apporté des éléments qui m’ont bousculé. Aujourd’hui,je doutetrès très fortement d’un accident.

    Pour vous, Coluche a été tué ?
    Je ne dis pas ça parce que je n’en ai pas la preuve. Je n’accuse personne, je me pose juste des questions parce qu’il y a plein de choses qui ne collent pas.

    C’est-à-dire ?
    La première qui m’a toujours étonné, c’est l’attitude du chauffeur du camion juste après le choc avec Coluche. Il avait un détachement incroyable pendant les minutes où on a attendu les secours, lui, Ludovic Paris et moi. Il ne s’est pas approché de Coluche une seule fois, il ne nous a pas parlé, il est resté à distance à faire les cent pas devant son camion sans même couper le moteur. Comme s’il ne se sentait pas concerné.

    Vous récusez aussi la version qui dit que vous rouliez vite…
    C’est faux. Les expertises sur la moto l’ont montré : la vitesse était enclenchée en troisième et au moment du choc, le compte-tours s’est bloqué à 3 500 tours/minute. Donc Coluche roulait entre 60 et 80 km/h. Il n’y a pas eu non plus de traces de freinage. Je le dis depuis vingt ans, on roulait calme, en ligne droite, on a vu le camion, il n’était pas en travers de la route, il était de son côté et, au moment où Michel est arrivé à sa hauteur, il a brusquement tourné à gauche. Une manoeuvre insensée. Mais les journalistes et les juges n’ont pas fait leur travail, ils se sont contentés de la version des gendarmes sans vérifier.
    (Lire la suite…)
    Source : www.20minutes.fr/france/91720-20060614-france-didier-lavergne-il-y-a-plein-de-choses-qui-ne-collent-pas

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