Renseignement, espionnage électronique : « la France chasse au harpon… »

Intro :

La France dans le Top 5 des nations en matière de « renseignement électromagnétique » et d’interception des données numériques sur Internet.
« Aux Etats-Unis ils chassent au chalut, en France au « harpon… ».
Une nouvelle excellente enquête de Benoît Collombat sur le monde trouble du renseignement numérique.


Emission radio
:

  • Internet : armes françaises de répression massive
    Par Lionel Thompson, Interception, France Inter, émission du 16 novembre 2014
    Reportage de Benoît Collombat
    Réalisation d’Anne Lhioreau, assistée de Stéphane Cosme
    Une émission présentée par Lionel Thompson
    Invité : Jean-Marc Manach, journaliste d’investigation surl’Internet. 

    Document : www.franceinter.fr/emission-interception-internet-armes-francaises-de-repression-massive

    [Résumé France Inter] :
    Le régime de Kadhafi en Libye et celui de Bachar el-Assad en Syrie ont-ils utilisé des systèmes de surveillance « made in France » pour espionner leurs opposants puis les arrêter et les torturer ? Les entreprises françaises qui leur ont vendu ces technologies, directement ou indirectement, peuvent-elles être tenues pour responsables de l’utilisation que ces régimes en ont éventuellement faite ?
    Ces questions sont au centre de deux plaintes pour complicité d’acte de torture déposées par la FIDH et la Ligue des Droits de l’Homme contre Amésys et Qosmos. Ces deux sociétés françaises, en pointe dans le domaine de l’analyse des flux de données électroniques, travaillent par ailleurs pour les services secrets français.
    Dans le reportage de Benoît Collombat, d’anciens opposants libyens et un ex-salarié de l’une de ces entreprises témoignent. Amésys et Qosmos réfutent de leur côté les accusations, rappelant notamment qu’avant les révolutions arabes, Kadhafi comme Bachar el-Assad étaient reçus avec les honneurs à Paris…
    Au-delà des questions que la justice doit trancher, se pose le problème de la législation sur la vente et l’exportation de ces systèmes de surveillance électronique massive, qui peuvent être considérés comme de véritables armes contre les populations aux mains de régimes dictatoriaux ou de services secrets échappant aux contrôles démocratiques.
    (Lire / écouter la suite…)
    Source : www.franceinter.fr/emission-interception-internet-armes-francaises-de-repression-massive

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