3 décembre 1984 : la catastrophe de Bhopal a 30 ans, et toujours aucun responsable…

Photo : Bhopal Medical Appeal, licence Creative Commons By 2.0.

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Intro :

Dans la nuit du 3 décembre 1984, une usine d’une filiale de la firme américaine Union Carbide produisant des pesticides explose : 40 tonnes d’isocyanate de méthyle se répandent dans l’atmosphère de la ville indienne de Bhopal.

C’est l’une des plus grandes catastrophes industrielles connues à ce jour (avec l’explosion de la centrale atomique de Tchernobyl) puisqu’elle a provoqué plus d’une dizaine de milliers de morts et plus de 300 000 malades.

Aujourd’hui, 30 ans après ce drame, des produits toxiques à l’air libre ou enfouis du temps de l’utilisation de cette usine continuent de tuer des dizaines de personnes tous les mois.
Aucun effort n’est fait de la part de cette compagnie, ni de l’État indien pour nettoyer cette usine et les sites contaminés.

L’entreprise était alors dirigée par Warren Anderson. En fuite pour ne pas faire face à son procès, il a vécu en toute tranquillité aux États-Unis, jusqu’à son récent décès survenu le 29 septembre 2014.

Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Bhopal

Actions :

  • The Yes men à la BBC : en 2004, Les Yes Men comme à leur habitude refont le monde et, soudain, Dow Chemical reconnaît – enfin – ses torts : « Pour la première fois, Dow Chemical accepte l’entière responsabilité de la catastrophe de Bhopal » annonce Jude Finisterra en direct sur la BBC.
    En trois heures, la firme perd 3 milliards de dollars en bourse…
    >>> (Vidéo) : www.youtube.com/watch?v=n8Kb0uvvol8


Revue de presse
 :

  • Catastrophe industrielle.
    Anniversaire de Bhopal : trente ans après la catastrophe, la tragédie continue
    Par Chandra Bhushan, Sunita Narain, le 14 janvier 2015
    En décembre 1984, la ville indienne de Bhopal était le théâtre d’une des plus importantes catastrophes industrielles de l’histoire, dont les terribles conséquences humaines et environnementales se font encore sentir aujourd’hui. Bhopal apparaît aussi comme un cas d’école de la difficulté pour les victimes d’obtenir justice face aux entreprises multinationales et à leurs dirigeants, particulièrement lorsqu’il s’agit de populations pauvres d’un pays du Sud de la planète. Bilan en trois parties du trentième anniversaire de Bhopal, par Sunita Narain et Chandra Bhushan du Center for Science and Environment de New Delhi.
    (Lire la suite…)
    Source : http://multinationales.org/Anniversaire-de-Bhopal-trente-ans
  • INDE : Bhopal vient hanter les JO de Londres
    Par Salil Tripathi, The Hindu, le 14 mars 2012
    La présence de Dow Chemical parmi les sponsors des Jeux olympiques choque. Le groupe est accusé de ne pas assumer sa part de responsabilité dans la catastrophe de Bhopal de 1984. Le groupe chimique américain Dow Chemical s’est trompé s’il a cru, en acquérant Union Carbide [en 1999], qu’il n’aurait pas à gérer les conséquences de la catastrophe de Bhopal [centre de l’Inde], qui a fait entre 15 000 et 25 000 morts en 1984. Le spectre de Bhopal plane aujourd’hui sur les Jeux olympiques de Londres [qui se dérouleront du 27 juillet au 12 août 2012].
    (Lire la suite…)
    Source : www.courrierinternational.com/article/2012/03/14/bhopal-vient-hanter-les-jo-de-londres
  • Bhopal : « Après 25 ans, le nombre des victimes augmente »
    Par Alban Leveau-Vallier, Socalter, le 13 juin 2010 (De Bhopal)
    C’était le 1er décembre 1984, à Bhopal en Inde.
    Un accident industriel sans précédent. Vers minuit, un nuage de gaz toxiques s’est échappé de l’usine de pesticide de Union Carbide, tuant sur le moment 3 800 habitants et plus de 25 000 sur le long terme. Vingt-cinq ans plus tard, la cicatrice est bien visible. Béquilles, manches ballantes, et lunettes de soleil, le corps des habitants est marqué par la catastrophe. « Jamais nous ne comprendrons tout à fait ce qui s’est passé cette nuit là », confie le docteur Qaiser, dont les deux parents ont été gravement affectés. Brûlures des poumons, cancers, stérilité, malformations, maladies mentales, maux de têtes… Les gaz auront affecté 350 000 personnes.
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    Source : www.rue89.com/2010/06/13/bhopal-apres-25-ans-le-nombre-des-victimes-augmente-154696
Photo : Joe Athialy, licence Creative Commons By 2.0.

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Photo : Axel Drainville, licence Creative Commons By 2.0.

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  • INDE Bhopal met ses maux en bouteilles
    Par Pallavi Singh, The Wall Street Journal, le 2 décembre 2009B'eau Pal
    Pour les vingt-cinq ans de la catastrophe industrielle qui a touché la capitale du Madhya Pradesh, les Yes Men, professionnels britanniques du canular, ont lancé la “B’eau Pal”, une bouteille d’eau contaminée. Une façon satirique de dénoncer le comportement du groupe chimique Dow, qui refuse d’assumer ses responsabilités. Cette année, par un après-midi d’été, les consommateurs londoniens ont refusé des bouteilles d’eau distribuées gratuitement. C’est sans doute l’étiquette qui les a dissuadés : l’eau de B’eau Pal n’a trompé personne, même si elle venait d’une pompe manuelle du bidonville d’Atal Ayub Nagar, un quartier de Bhopal que personne ne connaît. Son étiquette annonçait en grosses lettres rouges la vérité sur le produit : “Les extraordinaires qualités de notre eau proviennent de vingt-cinq ans d’infiltrations de toxines sur les lieux du plus grave accident industriel de la planète.” Les Londoniens ont naturellement dit non à l’eau de B’eau Pal, où des polluants comme le dichlorométhane, le tétrachlorure de méthane et le chloroforme étaient présentés comme des éléments “nutritifs”. Mais l’idée a permis d’attirer l’attention sur l’explosion de l’usine Union Carbide de Bhopal, dans la nuit du 3 décembre 1984. Un drame qui, depuis vingt-cinq ans, n’en finit pas d’agiter l’Inde. (Lire la suite…) Source : www.courrierinternational.com/article/2009/12/02/bhopal-met-ses-maux-en-bouteilles
  • Vivre et mourir avec le risque industriel : Bhopal, l’infinie catastrophe
    Par Olivier Bailly, Monde diplomatique, décembre 2004
    Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, à Bhopal, en Inde, un nuage toxique d’un des gaz les plus dangereux de la chimie industrielle s’échappait d’une usine filiale de la multinationale américaine Union Carbide. La catastrophe causait plusieurs milliers de morts et plus de 300 000 malades, dont beaucoup, handicapés, vivent toujours dans des conditions déplorables. A ce drame a succédé le scandale d’une impunité qui a permis aux dirigeants d’Union Carbide d’échapper à la justice indienne et à leurs responsabilités. Comme s’il s’était agi d’une catastrophe naturelle imprévisible et contre laquelle on ne pouvait rien…
    (Lire la suite…)
    Source : www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BAILLY/11723
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