Royaume-Uni : les inégalités se creusent, la faim aussi

Intro :

Le Royaume-Uni, grande puissance mondiale (6ème PIB mondial en 2013) avec notamment sa place financière de la City qui dégage des profits monstres pour quelques privilégiés.
Pendant ce temps-là, la faim frappe de plus en plus de Britanniques…

Le temps, béni et regretté par certains, de l’époque victorienne, de Dickens refait donc surface au 21ème siècle.
Les riches ne cessent de prospérer, d’accroître leurs dividendes et leurs rentes, alors que les classes moyennes sont mises à mal et rejoignent de plus en plus les classes les plus pauvres qui elles-mêmes ne cessent de sombrer.

Plus les Etats et les dirigeants politiques cèdent à la dictature des conseils d’administration des grandes compagnies transnationales et des intérêts privés plus généralement, plus le capitalisme (re)dévoile son visage originel : celui de la cupidité pathologique et de la brutalité sociale la plus dure.
Comme disait le regretté Coluche : « Les riches auront la nourriture, les pauvres de l’appétit. »

Revue de presse :

  • Précarité. La faim hante le Royaume-Uni
    Par Judith Sinnige, Courrier international, le 8 décembre 2014
    Le nombre de personnes contraintes de faire appel aux banques alimentaires a presque triplé en un an au Royaume-Uni. Selon un rapport parlementaire, c’est surtout le régime des aides de l’Etat, plus strict qu’auparavant, qui pousse les Britanniques vers la pauvreté.
    (Lire la suite…)
    Source : www.courrierinternational.com/article/2014/12/08/la-faim-hante-le-royaume-uni
  • Royaume-Uni. « Les pauvres ne savent pas cuisiner » : l’embarrassante déclaration d’une baronne anglaise
    « Qu’ils mangent de la bouillie ! » s’exclame The Independent, un clin d’œil à l’expression tristement célèbre : « Qu’ils mangent de la brioche ! » attribuée à la reine Marie-Antoinette lors de la grande famine au XVIIIe siècle. C’est une façon pour le journal britannique de s’indigner des propos tenus par Anne Jenkin, l’épouse d’un député conservateur, selon laquelle une des raisons pour lesquelles les pauvres ont des problèmes d’argent et font appel à des banques alimentaires, est qu’ils « ne savent pas cuisiner ».
    Pour illustrer ses propos, la baronne Jenkin avait déclaré que « moi, je me suis fait un grand bol de bouillie d’avoine aujourd’hui, ce qui coûte 4 pence [5 centimes]. Tandis qu’un bol de céréales sucrées vous coûterait 25 pence [31 centimes]. »
    Ignorant peut-être que certains bénéficiaires de banques alimentaires « ne peuvent pas se permettre d’allumer leur bouilloire », comme le rappelle The Guardian, Anne Jenkin s’est excusée de ses propos maladroits. Elle aurait juste voulu dire que les repas faits maison sont souvent plus nutritifs et moins chers que les repas préparés.
    Source : www.courrierinternational.com/une/2014/12/09/les-pauvres-ne-savent-pas-cuisiner-l-embarrassante-declaration-d-une-baronne-anglais
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