Néolibéralisme : à l’assaut définitif de l’Etat-providence en France

Intro :

Attendons-nous bientôt au scénario classique, servi par la propagande politique, économique et médiatique, pour prétexter et justifier la mise en oeuvre de nouvelles, inéluctables et définitives « réformes structurelles », ainsi que l’instauration de la fameuse et surtout sinistre « austérité » néolibérale qui profite exclusivement aux rentiers et possédants :

  • Dégradation de la « note » de la France par les agences de notation financière privées,
  • Remontée des taux d’intérêts des emprunts pour l’Etat français sur les marchés financiers,
  • Franchissement du cap symbolique des 100% du PIB pour la dette publique nationale…

Contrairement au Royaume-Uni (Thatcher) ou à l’Allemagne (Schröder-Hartz), la France, et ce qu’il reste d’Etat-providence (santé, éducation, logement social, transports, retraites…), est le dernier grand pays de l’Union européenne à ne pas être passé totalement sous les fourches Caudines de la mondialisation néolibérale.

Des assauts répétés depuis le milieu des années 1970 et plus encore dans les années 1980 avec notamment en décembre 1984, le « rendez-vous manqué avec la flexibilité« , avec quelques mois plus tôt, en février, un des monuments de la propagande médiatique pro-néolibérale intitulé « Vive la crise ! »  avec la collaboration active d’Yves Montand, ancien compagnon de route du Parti communiste, et de Libération, ex-journal de gauche.

Les grandes fortunes aux appétits cupides sont plus que jamais aux aguets et à la manoeuvre, intérêts privés servis depuis des décennies par les gouvernements successifs de droite et de gauche, et à n’en pas douter le cas échéant, par une extrême-droite plus proche d’un capitalisme inégalitaire qu’elle veut le faire croire.


Article
:

  • Yanis Varoufakis : « La véritable cible du docteur Schäuble est la France et son Etat-providence »
    Par Marie Charrel (Athènes, envoyée spéciale), Le Monde.fr, le 22 août 2015
    Provocateur, idéaliste, arrogant. Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances grec, fascine autant qu’il agace. Quatre jours avant son passage en France, à la fête de la Rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dimanche 23 août, l’économiste trublion a reçu Le Monde le 19 août sur l’île grecque d’Égine, où il a une maison.

    Le troisième plan d’aide à la Grèce, qu’il définit comme une « capitulation » face aux créanciers d’Athènes, conduira son pays dans l’abîme, explique-t-il. Il dénonce l’opacité de l’Eurogroupe, qui, selon lui, prend des décisions majeures pour l’avenir de la zone euro sans que les citoyens en soient informés.

    (…)

    Vous affirmez que M. Schäuble veut pousser la Grèce hors de l’euro. Pour quelle raison ?

    Pour atteindre la France. L’Etat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la véritable cible du ministre des finances allemand. Il considère la Grèce comme un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins.

    Source : www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/22/yanis-varoufakis-la-veritable-cible-du-docteur-schauble-est-la-france-et-son-etat-providence_4733532_3214.html

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