Néolibéralisme contre démocratie : l’aristocratie financière contre les peuples

Pinochet et Kissinger en 1976
Ministère des Affaires étrangères du Chili.
Archives historiques du ministère des Affaires étrangères
Entrevue Augusto Pinochet-Henry Kissinger, janvier 1976.

Intro :

Une émission pour mieux comprendre l’offensive, idéologique, économique et antidémocratique des néolibéraux, engagée depuis le milieu du 20ème siècle (et notamment dans sa version ultralibérale) :

– Les cercles idéologiques/dogmatiques : Colloque Walter Lippmann, Société du Mont Pélerin (toujours à l’oeuvre à Davos)
– Les protagonistes : Friedrich von Hayek, John Maynard Keynes, Milton Friedman, Ludwig von Mises, les Chicago Boys…
– Les courants : néolibéralisme, ultralibéralisme, ordolibéralisme…
– Les actions antidémocratiques des ultralibéraux : soutien américain (Ecole de Chicago, Chicago boys) au putsch du général Augusto Pinochet au Chili en 1973 (env. 3000 morts, 30 000 personnes torturées, 200 000 exilés, pour 10 millions d’habitants) contre Salvador Allende élu démocratiquement 3 ans plus tôt.

Une offensive néolibérale autoritaire dirigée contre les sociétés progressistes, contre les politiques régulatrices et redistributrices de l’Etat-providence.

Une offensive organisée afin de servir les intérêts dogmatiques et économiques du secteur privé, les profits de l’aristocratie financière et firmes supranationales. Contre les peuples.

Emission :

  • D’Est en Ouest: Révolutions conservatrices (3/4)
    Déréguler pour ordonner : dans le sillage des Chicago Boys
    Par Culturesmondes, France culture, le mercredi 3 février 2016

    Qui étaient les Chicago Boys, ce groupe d’étudiants chiliens formé au Chili et à Chicago devenus des figures emblématiques de ce qu’on appelle le libéralisme – ou néolibéralisme – en économie ? Quels sont leurs héritiers aujourd’hui ?Le film « Chicago Boys » a fait une sortie remarquée au Chili en novembre dernier. Cette fiction tourne autour d’économistes formés au Chili et liés à l’école de Chicago, qui ont soutenu le général Pinochet.  50 ans après la dictature, le film invite à replonger dans l’histoire de ce qu’on a appelé le néolibéralisme. Une théorie économique d’abord, un programme ensuite, dont l’application a trouvé un triste épisode  dans la dictature chilienne du général Pinochet.

    Ce courant économique, et politique, dont le nom a resurgit en Europe de manière plus nette depuis la crise grecque de 2010, à travers les mesures prises par la « Troïka » (Commission Européenne, FMI et  Banque Centrale Européenne), ou encore depuis les négociations pour le traité transatlantique.

    Il s’agira moins de faire l’éternel procès du néolibéralisme que de comprendre pourquoi il fait l’objet de critiques répétées.  Non seulement de la part des populations mais aussi des économistes. Combien de fois n’a-t-on pas lu sous la plume d’un éditorialiste un peu léger parler des « Chicago Boys de la troïka » ? Retour aujourd’hui sur les originaux.

    Intervenants :
    Paul Jorion : Anthropologue et sociologue, enseignant à l’université néerlandophone de Bruxelles
    Carlos Quenan : économiste, professeur à l’IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine) – Paris 3
    Patricia Commun : professeure d’études germaniques à l’Université Cergy Pontoise, spécialiste du libéralisme allemand.

    Source : www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/dest-en-ouest-revolutions-conservatrices-34-dereguler-pour-ordonner-dans-le

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