Obama, Clinton… : Wall Street peut compter (aussi) sur les Démocrates

Intro :

Le 12 novembre 1999, William « Bill » Clinton abrogeait la loi « Banking act » (« Glass-Steagall Act »).  Mise en place difficilement en 1933 par Franklin D. Roosevelt pour réguler la finance, elle séparait notamment les activités des banques de dépôt de celles des banques d’affaires pour éviter le risque d’un nouveau krach bancaire comme celui de 1929.

Le si sympathique président démocrate « Bill » faisait ainsi le bonheur des grandes firmes de la finance qui depuis les années 1970 faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour revenir au bon temps du capitalisme casino, d’avant la régulation d’Etat.
La canaille cupide, responsable et bénéficiaire de toutes les catastrophes boursières aux conséquences économiques et sociales dramatiques voire criminelles sur les citoyens les plus vulnérables, était ainsi remboursée de ses investissements dans les campagnes électorales des différents candidats à la Maison blanche, républicains comme démocrates.

Avec Barack Obama et bientôt Hillary Clinton, même topo. Wall Street est épargné.
On ne change pas un système qui fait gagner les plus riches.

Revue de presse :

  • Europe 1, Europe nuit, Emmanuel Faux, 18 avril 2016, 22h08

    Emmanuel Faux : « Dans le marathon des primaires américaines, on aura droit demain à l’un des morceaux de choix de cette campagne, l’Etat de New-York. C’est le deuxième du pays, après la Californie en nombre de délégués : 291 pour les Démocrates, 95 pour les Républicains.
    Le vote de mardi va être suivi de très près bien sûr par les financiers de Wall Street qui ne veulent a priori ni de Donald Trump, ni de Bernie Sanders.
    Géraldine Woessner, vous êtes notre correspondante à New-York. En fait, le monde de la finance n’a d’yeux que pour Hillary Clinton… »

    Géraldine Woessner : « Oui, une incongruité supplémentaire dans cette campagne inédite : Wall Street, soutien majeur du parti républicain d’ordinaire, est déboussolé. Impossible pour les financiers que j’ai rencontrés de soutenir un Donald Trump, un Ted Cruz explique ce gestionnaire de fonds d’investissements… » 

    [Grégori Volokhine, gestionnaire de fonds] : « Le discours anti-immigration, il faut vraiment réaliser que c’est un discours anti-business… »

    Commentaire de G. W. : « Grégori Volokhine observe depuis des semaines l’angoisse de ses clients. Comme le socialiste Sanders, Donald Trump et Ted Cruz parlent de renégocier les traités commerciaux, ce serait une catastrophe, la contraction assurée du PIB, s’alarment des experts. Beaucoup se tournent donc vers la seule figure rassurante, Hillary Clinton… »

    Grégori Volokhine : « Quand on écoute en ce moment Hillary Clinton, on se dit c’est l’ennemi des banques, c’est l’ennemi de Wall Street. Mais en fait, Wall Street et les banques savent très très bien que Hillary Clinton ça sera en gros Obama avec une jupe et qu’il n’y aura aucun changement. Elle-même a gagné plus de 3 millions de dollars juste en faisant des discours chez Goldman Sachs et dans d’autres banques d’affaires. Donc vraiment, il y a un niveau de confort de Wall Street avec Clinton qu’on retrouve avec aucun autre candidat… »

    Commentaire de Géraldine Woessner : « La sénatrice a reçu 32 millions de dollars de Wall Street pour l’instant, plus qu’aucun candidat encore dans la course et se retrouve, malgré elle, le choix des 1%. »

    Source : www.europe1.fr/emissions/europe-nuit

  • Les dons embarassants de Goldman-Sachs au candidat Obama
    Par LaTribune.fr, le 24 avril 2010
    « Rendez l’argent » ! De Fox News à Rush Limbaugh en passant par des dizaines de sites web aussi conservateurs que la chaîne ou le commentateur vedette, tous épinglent le président Obama pour ses accointances supposées avec Goldman Sachs, l’une des plus prestigieuses institutions financières de Wall Street.
    Prestigieuse, certes, mais aussi sous le coup d’une enquête, de la part de la SEC, le gendarme de la bourse américaine, pour tromperie vis à vis de ses clients. La banque d’affaire aurait encouragé certains clients à acheter des titres, fondés sur prêts à risques, tandis que dans le même temps, un fonds, lié à Goldman, spéculait sur la baisse des titres en question.
    Or lors de la dernière campagne présidentielle, la même banque, ou plutôt, ses salariés, réunis en comité d’action politique (PAC en anglais) ont récolté des fonds qu’ils ont envoyé à Barack Obama. Une loi sur le financement des campagnes interdit qu’une entreprise contribue directement aux campagnes électorales.
    Habituée des campagnes Les sommes, à l’échelle de Wall Street, sont relatives : un peu moins d’un million de dollars, versés entre 2007 et 2008 à Obama. Elles le sont encore plus au regard des profits record affichés par la firme : quelque 3,46 milliards de dollars pour le premier trimestre de cette année.
    Mais cela place cependant les salariés de Goldman en deuxième position parmi les généreux donateurs. Les premiers ont été les salariés de l’Université de Californie (avec une somme totale de 1,59 million de dollars). Après ceux de Goldman viennent ceux d’Harvard, puis de Microsoft, de Google, et enfin de deux autres institutions bancaires, Citigroup et J.P. Morgan. Bref, trois des sept plus gros contributeurs d’Obama viennent de Wall Street…
    Et les contributions des salariés de Goldman à la campagne d’Obama ont été quatre fois plus élevées que celles qu’ils ont faites au candidat républicain John McCain. Selon les données compilées par le Center for Responsive Politics, les salariés de Goldman soutiennent d’ailleurs avant tout les démocrates, et ce, depuis des années.
    (…)
    Source : www.latribune.fr/journal/edition-du-2404/politique-internationale/407827/les-dons-embarassants-de-goldman-sachs-au-candidat-obama-.html
  • Goldman Sachs : la Maison Blanche sous influence
    Par Sylvain Cypel, le Monde, le 24 septembre 2009
    Le 11 septembre, Michael Moore présentait au Festival du cinéma de Toronto son nouveau film, Le Capitalisme, une histoire d’amour. Après la projection, un spectateur l’interroge sur Barack Obama. Le réalisateur rappelle qu’il a activement soutenu le candidat démocrate. Sa plus grande crainte, ajoute-t-il, est « l’influence que pourrait exercer Goldman Sachs sur la nouvelle administration ».
    (…)
    Source : www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/24/goldman-sachs-la-maison-blanche-sous-influence_1244668_1101386.html
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