Elections, mascarade démocratique et jeu de dupes

Intro :

Les élections se suivent, et se ressemblent ; les hommes (et femmes) politiques aussi, complices et valets du big business et de la finance (surendettement progressif des Etats sur les marchés financiers privés, réduction et destruction de l’Etat-providence, réformes structurelles et politiques d’austérité socialement criminelles, augmentation des inégalités…), au profit des intérêts privés contre l’intérêt public des citoyens.

Petit souvenir, en 2002, Ralph Nader, fustigeait G. W. Bush et Al Gore.
Quatorze ans plus tard, la même analyse s’applique à Barack Obama, à Hillary Clinton, comme en son temps à son mari William « Bill » Clinton, dont les campagnes électorales ont été financées massivement par Wall Street.
Et Donald Trump trompe son monde en faisant croire qu’il sera le candidat anti-système, alors qu’il contribuera également à l’affaiblissement des politiques publiques au profit d’un capitalisme sauvage, archaïque et brutal.

Article :

  • Le vétéran toujours vert
    Par Eric Decouty, Marianne, le 25 mars 2002
    « La seule différence entre George Bush et Al Gore est la vitesse avec laquelle ils se mettent à genoux devant les grandes firmes », clamait Ralph Nader pendant la dernière élection présidentielle américaine.
    Vétéran de tous les combats contre le big business, le candidat écolo s’est d’abord fait les dents, il y a trente ans, contre les grands groupes automobiles, coupables de sacrifier la sécurité de leurs clients à leurs bénéfices.
    Ensuite, il a élargi sa lutte aux cigarettiers, aux géants de la pharmacie et aux tenants de l’économie financiarisée, d’ailleurs moins enclins à bomber le torse depuis le scandale Enron.
    Aujourd’hui, il voudrait imposer une couverture sociale pour tous, un moratoire sur la peine de mort, un renforcement du droit social et un dégel du salaire minimal.
    Un programme qui fleure bon la social-démocratie, mais qui suffit à le faire passer pour un dangereux hurluberlu. »
    Le véritable extrémisme, rétorque-t-il, est de tolérer que dans une société aussi riche que la nôtre 20% des enfants continuent à vivre au-dessous du seuil de pauvreté… »
    Source : www.marianne.net/Le-veteran-toujours-vert_a130890.html
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