Mardi 14 juin 2016 : manifestation contre la Loi Travail (#PSpourri)

Défendez les droits sociaux conquis par les combats des Anciens et des Anciennes :

Manifester MARDI 14 JUIN 2016 contre la Loi Travail (et s’abonner à Siné Mensuel…) !!

  • Départ à 13h de la Place d’Italie en direction des Invalides
    (Place d’Italie > Avenue des Gobelins > Boulevard Port-Royal > Boulevard Invalides > Esplanade Invalides)

Note M&Cies :

Les modèles de réformes, allemand (Schröder-Hartz) et anglais (Thatcher > Cameron) – dont s’inspire l’attelage néolibéral Hollande-Valls-Macron-Sapin-El Khomri… -, ont systématiquement débouché sur le développement des emplois précaires (CDD, temps partiels, intérim…).
Moins de chômage… ? …Mais plus de travailleurs pauvres !
Retour au 19ème siècle… pour le plus grand bonheur et profit des multinationales.

Sites :


Article sur la Loi Travail
:

  • Déluge de bombes sur le code du travail
    Par Martine Bulard, Les Blogs du Diplo, La Valise diplomatique, le 19 février 2016
    Le patronat et Nicolas Sarkozy en rêvaient, MM. François Hollande et Manuel Valls l’ont fait : si, par hypothèse funeste, le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » (sic) devait voir le jour, le code du travail ressortirait en miettes. (Le texte complet peut être téléchargé par exemple sur le site de l’Ugict-CGT). « L’objectif, précise la ministre du travail Myriam El Khomri dans un entretien aux Echos (18 février 2016), est de s’adapter aux besoins des entreprises ». On s’en doutait un peu — encore qu’il s’agisse d’une étrange vision des entreprises, réduites à leurs seules sphères dirigeantes.

    Bien sûr, il ne s’agit que d’un projet et tout peut encore bouger. Le pouvoir excelle dans les manœuvres consistant à laisser fuiter les dispositions les plus folles pour ensuite accréditer l’idée que le pire a été évité. Ainsi il a laissé courir le bruit que les heures supplémentaires ne seraient plus rémunérées pour finalement décider un plancher obligatoire de 10 %. Tout le monde crie victoire alors que jusqu’à présent la norme était de 25 %, sauf quelques exceptions !

    Roi de l’entourloupe, le président de la République assure ne pas toucher aux fondamentaux : contrat de travail à durée indéterminée qui reste la règle et la semaine de 35 heures qui demeure la norme légale. Mais il transforme ces deux principes en coquilles vides. Si les mots restent, la protection des salariés disparaît et avec elle l’égalité de traitement des citoyens devant la loi.

    Jusqu’à présent, le principe fondamental du droit du travail donnait la priorité aux lois édictées par les élus de la République à moins qu’un accord à un niveau inférieur (branche, entreprise) se révèle plus favorable au salarié. Désormais, un accord dans une entreprise prévaut sur la loi, même s’il est défavorable à ce dernier. Singulière conception de l’« égalité réelle » ! Cette disposition fondamentale permettra au prochain président de la République d’amputer ce qui restera (encore) des droits des travailleurs.

    Quant au fameux contrat de travail à durée indéterminée (CDI) maintenu dans la loi, il pourra être rompu à tout moment en cas « de réorganisation de l’entreprise » ou de « conquête de marché ». Au delà de ces situations somme toute très fréquentes, la direction n’aura même plus à se justifier : il lui suffira de payer trois mois de salaire pour les employés embauchés depuis moins de deux ans, six pour les moins de cinq ans, etc. La notion même de licenciement abusif disparaît de fait. Le patron qui paye peut se séparer de son salarié sans risque de pénalité supplémentaire.

    Même tour de passe-passe pour les 35 heures. Entre les dérogations, un décompte du temps de travail et le paiement au rabais des heures supplémentaires, la réforme Aubry va passer aux oubliettes…

    Après une lecture rapide des 131 pages de ce nouveau code du travail, on peut retenir les dispositions concernant la durée du travail, la réforme des prud’hommes (le prochain numéro du Monde diplomatique, en kiosques le 2 mars, y consacrera un article), l’élargissement du droit de licencier et de réduire autoritairement les salaires, le moindre paiement des heures supplémentaires, etc.
    (…)
    Source : www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-02-19-code-du-travail


Revue de presse
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  • « Moins de chômeurs mais beaucoup plus de pauvres en Allemagne » ?
    Par Antoine Krempf, France Info, Le vrai du faux – 2015/2016, le 28 mars 2016
    L’ancien ministre de l’Education et député socialiste Benoît Hamon regrette que l’on compare trop souvent le taux de chômage français à ceux de la Grande-Bretagne et l’Allemagne sans parler du taux de pauvreté plus élevé dans ces deux pays.

    L’écart est même un peu plus élevé que ce qu’affirme le député socialiste. D’après les derniers chiffres d’Eurostat, le taux de risque de pauvreté en Allemagne et au Royaume Uni est de 17%, contre un peu plus de 13% pour la France. Précision, qle risque de pauvreté correspond à 60% du revenu médian, aides sociales comprises.

    Il dépend donc du niveau de vie dans chaque pays. En France, cela représente 987 euros par mois.  Et par ailleurs, c’est donc aussi vrai que le chômage est beaucoup plus faible chez nos voisins britanniques et allemands, un peu plus de 5%, soit deux fois moins qu’en France.

    Un paradoxe apparent qui s’explique en fait logiquement par le nombre de travailleurs pauvres au Royaume-Uni et en Allemagne. Plus de 20% des salariés y gagnent moins de deux tiers du salaire médian, contre 6% en France. Il s’agit surtout de salariés à temps partiels ou en contrats temporaires.

    Ce décalage entre la France et la Grande-Bretagne existe depuis très longtemps. Par contre il y a vraiment eu un basculement en Allemagne sur la dernière décenie. En l’espace de dix ans la proportion de travailleurs qui vivent sous le seuil de pauvreté a plus que doublé Outre-Rhin.

    Source : http://www.franceinfo.fr/emission/le-vrai-du-faux/2015-2016/moins-de-chomeurs-mais-beaucoup-plus-de-pauvres-en-allemagne-28-03-2016-07-51

  • Austérité. L’Allemagne compte dix fois plus de nouveaux pauvres que la France
    Par Ivan du Roy , le 5 mars 2015
    La Commission s’était engagée à faire sortir de la pauvreté 20 millions d’Européens d’ici 2020. Tel était l’une des ambitions sociales de sa stratégie « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » définie en 2010. Concrètement, le nombre de personnes pauvres ou en situation d’exclusion sociale devait passer sous la barre des 100 millions en 2020. Cinq ans plus tard, à mi-parcours, on en est très loin ! Plus de 120 millions de personnes sont toujours considérées comme pauvres au sein des 28 États membres. Ce tableau de la pauvreté révèle quelques surprises [1].
    (…)
    Source : http://www.bastamag.net/L-Allemagne-compte-dix-fois-plus-de-nouveaux-pauvres-que-la-France
  • La Grande-Bretagne, royaume des travailleurs pauvres
    Par Eric Albert (Londres, correspondance), Le Monde Economie, le 10 décembre 2014
    Quand Keith Goodes a terminé son travail au centre pour handicapés adultes de Barnet, dans le nord de Londres, il enchaîne immédiatement sur son second emploi. En début de soirée, il part s’occuper à domicile d’une autre personne handicapée. « Je commence mes journées à 8 heures. Je termine à 20 h 30. Mais j’envisage de prendre un troisième emploi le samedi matin, parce que je ne gagne vraiment pas assez », explique ce Londonien de 54 ans.

    Selon des chiffres publiés, mardi 9 décembre, par le Bureau britannique des statistiques, jamais le taux d’emploi n’a été aussi élevé au Royaume-Uni : 87,7 % des familles ont au moins une personne avec un travail. Mais derrière ce record historique se cachent des hommes et des femmes comme M. Goodes, forcés de faire des horaires à rallonge pour boucler leurs fins de mois.
    (…)
    Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/10/britannique-au-travail-et-pauvre_4537786_3214.html

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