Citations

Gustave AIMARD (1818-1883)

  • « En effet, l’histoire du Nouveau Monde n’est qu’un lamentable martyrologe, dans lequel le fanatisme et la cupidité marchent continuellement côte à côte. »
    (Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)

 

Maurice ALLAIS (1911-2010)

  • « Ce livre est dédié aux innombrables victimes dans le monde entier de l’idéologie libre-échangiste mondialiste, idéologie aussi funeste qu’erronée, et à tous ceux que n’aveugle pas quelque passion partisane. »
    (La Mondialisation. La destruction des emplois et de la croissance, éd. Clément Juglar, 1999)


Anonymes
:

  • « Nous ne demandons pas la charité, nous avons des exigences.
    Nous n’attendons aucun sauveur. Le peuple se bat seul. Chaque peuple vainc seul.
    Le peuple vient en soutien au gouvernement.
    Et nous, nous allons pousser le gouvernement à l’action. Nous ne le laisserons pas reculer.
    Nous n’espérons pas. L’espoir est pour les faibles.
    Il revient au peuple de se battre.
    Nous exigeons de notre gouvernement qu’il ne recule pas, qu’il ne brade rien, qu’il ne signe rien qui puisse nuire à la Grèce.
    C’est pour cela que nous le soutenons, car nous exigeons de lui qu’il se batte.
    Et le peuple mène le combat, comme il l’a toujours fait. »
    (Une manifestante grecque à Athènes, février 2015)

 

Georges BRASSENS (1921-1981)

  • « La seule révolution possible, c’est d’essayer de s’améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors. »

 

Bertold BRECHT (1898-1956)

  • « Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ?» (Die Dreigroschenoper, L’Opéra de quat’sous, 1928)

 

Smedley BUTLER (1881-1940)

  • « J’ai consacré 33 ans de ma vie… à jouer des muscles pour les grosses boîtes, Wall Street et ses banquiers. J’ai été un racketteur à la solde du capitalisme. De 1909 à 1912, j’ai contribué à nettoyer le Nicaragua pour le compte de l’institution bancaire des Brown Brothers. En 1916, j’ai combattu au Mexique, notamment à Tampico, pour défendre les intérêts pétroliers américains. En 1916, j’ai aussi été de ceux qui ont ramené l’ordre en république dominicaine pour permettre aux compagnies de mon pays de protéger leurs intérêts dans le marché du sucre. Je suis allé à Haïti et à Cuba pour aider les grosses têtes de la National City Bank à récolter des revenus décents. J’ai participé au pillage de quelques républiques d’Amérique centrale au profit de Wall Street… J’étais en Chine en 1927 pour assurer la sécurité de la Standard Oil. J’avais un racket florissant. J’ai obtenu des honneurs, des médailles, des promotions… J’en savais plus qu’Al Capone. Tout ce qu’il pouvait faire, lui, c’était racketter dans trois villes. Nous, les Marines, on travaillait sur trois continents. »
    (Extrait d’un discours du 21 août 1931 au cours du congrès de la Légion américaine dans le Connecticut, cité par Jules Archer dans The Plot to Seize the White House, 1973 et repris par Joel Bakan dans Psychopathes & Cie. La soif pathologique de profit et de pouvoir, Les Editions Transcontinental, 2003)

 

Kurt COBAIN (1967-1994)

  • « Voici l’illustration subliminale d’une société qui s’est foutue en l’air toute seule en s’enfonçant dans un système réchauffé de cupidité. »
    (Journal intime, traduit par Laurence Romance aux éditions « Oh Éditions » in Le journal de Kurt Cobain, 2002)

 

Michel COLUCCI « Coluche » (1944-1986)

  • « Quand j’étais petit à la maison, le plus dur c’était la fin du mois… Surtout les trente derniers jours !  »
    (Extrait du sketch L’Etudiant, 1980)
  • « Les riches auront la nourriture, les pauvres de l’appétit. »
  • « C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !  »
    (Extrait du sketch Votez nul !, 1980)
  • « La chambre des députés, la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout.  » (Extrait du sketch La Politique)
  • « Dieu a dit : “Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit.”  »
    (Extrait du sketch Revue de presse, 1980)
  • « Les pauvres sont indispensables. La preuve : les Américains en ont, c’est quand même pas par snobisme. »
    (Extrait du sketch Les discours en disent long)
  • « Françaises, français, cette année c’était très bien, l’année prochaine ce sera pire. »
    (Extrait du sketch Les discours en disent long)
  • « En politique, les études c’est très simple, les études c’est cinq ans de droit, tout le reste de travers. »
    (Extrait de Votez nul, 1980)

 

Richard « Dick » Joseph DURBIN (1944)

  • « Les banques sont encore le lobby le plus puissant au Congrès, et franchement, on peut dire que cet endroit leur appartient. »
    (Interview en avril 2009 sur radio wjjgam1530)

 

Henry FORD (1863-1947)

  • « It is well enough that people of the nation do not understand our banking and monetary system, for if they die, I believed there would be a revolution before tomorrow morning. » (1922)

    Traduction
    : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce ce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » (1922)

 

Victor HUGO (1802-1885)

  • « Il y a la charité quand on n’a pas réussi à imposer la justice. »

 

Aldous HUXLEY (1894-1963)

  • « Les faits ne cessent pas d’exister parce qu’on les ignore. »
  • « Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l’Histoire est la leçon la plus importante que l’Histoire nous enseigne. »
  • « La planète peut pourvoir aux besoins de tous, mais pas à la cupidité de certains. »
  • « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. Il faut faire en sorte que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est facile, dans un bavardage et une musique incessante d’empêcher l’esprit de penser…
    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »
    (Le Meilleur des mondes, 1932)

 

Jean JAURES (1859-1914)

  • « Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience. »
  • « Parce que le millionnaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé. »
  • « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. »

 

Thomas JEFFERSON (1743-1826)

  • « (…) Grâce au système des comptoirs [1], les indigènes accumuleront les dettes qu’ils seront incapables de rembourser ; ils ne pourront s’en libérer qu’en cédant leurs terres (…) »
    (Lettre de T. Jefferson, président des Etats-Unis d’Amérique (1801-1804 ; 1805-1809) au gouverneur William Henry Harrisson) [1] Forts appartenant au gouvernement implantés à travers tout l’ancien nord-ouest, où les Indiens troquaient des fourrures en échange de denrées diverses.

 

John Maynard KEYNES (1883-1946)

  • « Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde. »

 

Oscar OLIVERA (1955), délégué syndical qui a contribué au soulèvement populaire contre la privatisation de l’eau à Cochabamba en Bolivie (voir le film Même la pluie / También la lluvia, d’Icíar Bollaín, 2011).

  • « Alors que la peur nous écrasait, nous, peuple de gens humbles, de travailleurs, avons montré au pays et au monde entier que l’espoir était possible. »
  • « Nous vivons dans un monde où tout le monde a peur. Peur du noir, peur de perdre son emploi, de parler, d’exprimer ses opinions, d’agir. Il est temps d’oublier nos craintes, de retrouver la force de nous unir, de nous organiser. Il est temps de retrouver la foi en soi et dans les autres. »

 

Franklin D. ROOSEVELT (1882-1945)

  • « Les pratiques des financiers sans scrupules sont mises en accusation au tribunal de l’opinion publique… Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont pas de vision, et là où il n’y a pas de vision, le peuple périt… »
  • « Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix, le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse (…) Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé. Ils sont unanimes dans leur haine contre moi. Et leur haine me réjouit. »
    (Devant la foule au Madison Square, 1936)

 

Diego RIVERA (1886-1957)

  • « On a dit que la révolution n’avait pas besoin de l’art mais que
    l’art avait besoin de la révolution. Ce n’est pas exact. Oui, la
    révolution a besoin d’un art révolutionnaire. L’art n’est pas pour le
    révolutionnaire ce qu’il était pour le romantique. Ce n’est ni un
    stimulant ni un excitant. Ce n’est pas une liqueur pour s’enivrer.
    C’est l’aliment qui donne des forces au système nerveux. Il donne des
    forces pour la lutte. C’est un aliment comme peut l’être le blé. »

 

Justice Potter STEWART (1915-1985)

  • « In the absence of the governmental checks and balances present in other areas of our national life, the only effective restraint upon executive policy and power in the areas of national defense and international affairs may lie in an enlightened citizenry — in an informed and critical public opinion which alone can here protect the values of democratic government. For this reason, it is perhaps here that a press that is alert, aware, and free most vitally serves the basic purpose of the First Amendment. For, without an informed and free press, there cannot be an enlightened people. »
    (NewYorkTimesCo. v.UnitedStates,June 30, 1971)Traduction : « En l’absence de contrôles et contrepoids gouvernementaux présents dans d’autres domaines de notre vie nationale, le seul frein efficace à la politique et au pouvoir exécutif dans les domaines de la défense nationale et des affaires internationales peut se situer dans une citoyenneté éclairée – dans une opinion publique éclairée et critique qui seule peut ici protéger les valeurs d’un gouvernement démocratique. Pour cette raison, c’est peut-être quand une presse est alerte, consciente et libre qu’elle sert de façon la plus vitale l’objectif fondamental du Premier Amendement. Car, sans une presse libre et éclairée, il ne peut y avoir de peuple éclairé. »
    (Justice Potter Stewart, New York Times Co. États-Unis, 30 Juin 1971)

 

Mark TWAIN (1835-1910)

  • « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés. »
  • « Un banquier est quelqu’un qui vous prête un parapluie quand il fait grand soleil et qui vous le reprend dès qu’il commence à pleuvoir… »
  • « Les bonnes oeuvres rachètent les mauvaises consciences. »
  • « Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes, font preuve d’une grande tolérance. C’est souvent parce qu’ils s’en foutent.  »
  • « L’homme qui est pessimiste à 45 ans en sait trop, celui qui est optimiste après n’en sait pas assez.  »
  • « C’est plus facile d’avoir des principes quand on est bien nourri.  »
  • « Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans l’orage. »
  • « Plus d’une chose insignifiante a pris de l’ampleur grâce à une bonne publicité.  »
  • « Le fait que l’homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature ; mais le fait qu’il puisse mal agir prouve l’infériorité de son esprit.  » (Extrait de What is Man ?)
  • « Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques.  »
  • « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.  »
  • « La catastrophe qui finit par arriver n’est jamais celle à laquelle on s’est préparé.  »
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