Grèce

Sites :

  • CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde)
  • Okeanews (par Okeanos, l’actu en Grèce, pas comme ailleurs)
  • Greek Crisis le blog de Panagiotis Grigoriou (carnet de notes d’un ethnologue en Grèce, analyse sociale journalière de la crise grecque)

 

Bibliographie :

  • La Grande Régression. La Grèce et l’avenir de l’Europe
    Sous la direction de Noëlle Burgi
    Juillet 2014
    Fruit d’un travail interdisciplinaire dirigé par la politologue et sociologue Noëlle Burgi, La Grande Régression dépeint le chaos engendré par les mesures d’austérité en Grèce. Plutôt que de relever de l’aveuglement, ces politiques semblent expérimenter un projet destiné à l’ensemble de l’Europe : la « reconfiguration des politiques économiques et sociales », prélude à la « remise en cause généralisée de l’Etat social ». De la fermeture delaradiotélévision publique, le 11 juin 2013, à la répression de l’action syndicale, le peuple grec a été soumis à un laminage d’une incroyable violence.Dans le dernier chapitre, particulièrement éclairant, les auteurs montrent que le démantèlement des services publics de santé s’est traduit par la résurgence de maladies naguère quasiment disparues, ainsi que par la recrudescence des suicides et des addictions.

    « Miroir dans lequel peuvent se lire les contradictions de la construction européenne, la Grèce pose aujourd’hui la question de la pérennité et de la viabilité du projet démocratique et social dont l’Europe s’est longtemps voulue l’incarnation. »
    Allan Popelard

La Grande régression_Noelle Burgi
Source : www.monde-diplomatique.fr/2014/07/POPELARD/50649

Noëlle Burgi est chercheure au CNRS, sociologue et politologue, auteure, entre autres, de La Machine à exclure. Les faux-semblants du retour à l’emploi (La Découverte, 2006).

Avec les contributions de : Kostas Bairaktaris, Apostolos Kapsalis, Kostis Karpozilos, Loukia Kotronaki, Yannis Kouzis, Katerina Matsa, Dimitris Psarras, Corina Vasilopoulou, Polymeris Voglis.
Source : www.editionsbdl.com/fr/books/la-grande-rgression.-la-grce-et-lavenir-de-leurope/366/

 

Documents audiovisuels :


Revue de presse
:

  • Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum
    Par Romaric Godin, La Tribune, le 15 juillet 2015
    Le nouveau « plan d’aide »endettera encore davantage la Grèce sans lui permettre de réellement sortir de l’ornière. Il n’a pour fonction que de « couvrir » les non-dits sur la dette des dirigeants européens.Le rapport du FMI sur la viabilité de la dette grecque a été perçu comme un « soutien » aux demandes de restructuration d’Alexis Tsipras. Mais son mérite n’est pas là. Il met au jour avec une clarté bienvenue le nœud des six derniers mois de négociations, et pourquoi, au final, ces dernières se sont achevées par une reddition de la Grèce. Ce que le FMI répète (il en est convaincu depuis longtemps), c’est que sans travail sérieux sur le poids de l’endettement public grec, aucun accord n’est réellement raisonnable. Or, quoi qu’on en dise ici ou là, rien ne laisse présager que Berlin accepte d’ouvrir sérieusement le dossier dans les prochains mois, bien au contraire. L’accord du 13 juillet sur la dette ressemble aux engagements pris en novembre 2012 : vagues et sans doute faits pour être oubliés rapidement.
    (Lire la suite…)
    Source : www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html
  • Pourquoi la dette allemande surpasse la dette grecque
    Par Stéphane Foucart, Le Monde, le 6 juillet 2015
    La chronique planète. On sait qu’Athènes doit à ses créanciers une somme de près de 320 milliards d’euros ; on sait qu’elle a fait défaut vis-à-vis du Fonds monétaire international ; on sait, enfin, que les Grecs ont largement rejeté, dimanche 5 juillet, les exigences de leurs créanciers. Tout cela, personne ne l’ignore. Un fait plus discret est que la vertueuse et intransigeante Allemagne traîne elle aussi quelques impayés, dont il n’est pas déraisonnable de penser qu’ils surpassent de très loin l’ardoise grecque. Et on ne parle pas ici de l’Allemagne exsangue de l’après-guerre. On parle bel et bien de l’Allemagne d’aujourd’hui, avec sa puissante industrie, son budget impeccable, etc.

    Externalités négatives
    Pour comprendre la nature de cette « dette » allemande, il faut se pencher sur un numéro récent du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM). En avril, la revue publiait une série d’études conduites par une vingtaine de chercheurs internationaux et coordonnées par Leonardo Trasande, spécialiste de santé des populations, professeur à l’université de New York. Leur but était d’évaluer le coût économique des dégâts sanitaires dus aux pollutions chimiques dans l’Union européenne. Avec 2010 comme année de référence, leur estimation chiffre la valeur médiane de ces dégâts à 1,3 % du produit intérieur brut des Vingt-Huit. Soit 157 milliards d’euros par an, en frais de santé et de prise en charge de certains troubles, en perte de productivité des salariés, etc. Et ce n’est là qu’une valeur médiane : la partie haute de la fourchette surpasse les 260 milliards d’euros annuels.

    Le rapport avec nos voisins d’outre-Rhin ? C’est simple : en Europe, la chimie, c’est l’Allemagne. Le pays domine de très loin le secteur avec des géants comme Bayer ou BASF, et il est très clair qu’une grande part de ces 157 milliards d’euros lui incombe. L’Allemagne aurait beaucoup à perdre, si les mesures adéquates étaient prises pour éviter ces dégâts collatéraux. A Berlin, on en est parfaitement conscient. Par le biais de l’une de ses agences de sécurité sanitaire, l’Allemagne n’a eu de cesse d’entraver la mise en place de nouvelles réglementations européennes destinées à réguler les produits les plus problématiques – dits perturbateurs endocriniens.

    Si l’on s’en tient à la dernière décennie, ces coûts collatéraux cachés – ces « externalités négatives », disent les économistes – liés à l’industrie chimique ont donc vraisemblablement coûté au moins 1 570 milliards d’euros à l’économie européenne. Sur cette même décennie, la dette grecque est passée de 195 milliards à 320 milliards d’euros, soit un accroissement de 125 milliards d’euros. Plus de dix fois moins que les externalités négatives des chimistes sur la même période, et certainement beaucoup, beaucoup moins que celles des géants allemands du secteur.
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    Source : www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/06/une-dette-allemande_4672279_3232.html

  • Austérité
    Paresseux, profiteurs, anti-européens : des Grecs répondent aux idées reçues diffusées à l’occasion du référendum
    Par Camille Polloni, Bastamag.net, le 6 juillet 2015
    Fainéants, fraudeurs, dépensiers… Depuis cinq ans, les Grecs ont été accusés de nombreux maux : des clichés distillés dans certains médias et par plusieurs dirigeants politiques européens, notamment Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Alors que les Grecs ont répondu « non » à plus de 60% aux conditions posées par la Commission européenne et le FMI, Basta ! a choisi de les faire réagir à ces idées reçues. Qu’ils aient voté oui ou non au référendum du 5 juillet, ils témoignent tous de la brutalité des politiques d’austérité et, pour la plupart, de leur attachement à l’idée européenne. Reportage à Athènes.
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    Source : www.bastamag.net/Paresseux-profiteurs-anti-europeens-des-Grecs-repondent-aux-idees-recues
  • « Ces réfugiés qui gâchent nos vacances en Grèce »
    Par Isabelle, Okeanews, le 1er juin 2015
    Retour sur l’article abject du Daily Mail concernant les réfugiés qui « gâcheraient » les vacances des touristes anglais dans les îles grecques.Dans un reportage publié ce mercredi, le Daily Mail, deuxième quotidien le plus lu en Grande-Bretagne, a suscité de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias grecs, avec un titre pour le moins abject et racoleur:« Des milliers de « boat people » de Syrie et d’Afghanistan (…) provoquent le « dégoût » des vacanciers ».L’article illustre ce « dégoût » notamment à travers le témoignage d’une certaine Anne Servante, « infirmière venue de Manchester avec son mari » dont « Les vacances sont devenues  un véritable cauchemar » :
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    Source : www.okeanews.fr/20150601-ces-refugies-qui-gachent-nos-vacances-en-grece
  • Série : Les 70 ans de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du FMI (partie 6)
    L’annulation de la dette allemande en 1953 versus le traitement réservé au Tiers Monde et à la Grèce
    Par Eric Toussaint, CADTM, le 11 août 2014
    Les États-Unis procèdent à des annulations de dettes à l’égard de certains de leurs alliés. L’opération la plus évidente dans ce contexte est le traitement de la dette allemande réglementé par l’Accord de Londres de 1953. Pour s’assurer que l’économie de l’Allemagne occidentale est relancée et constitue un élément stable et central dans le bloc atlantique, les Alliés créanciers, États-Unis en tête, font des concessions très importantes aux autorités et aux entreprises allemandes endettées qui vont bien au-delà d’une réduction de dette. Une comparaison entre le traitement accordé à l’Allemagne occidentale d’après-guerre et les PED ou la Grèce d’aujourd’hui est édifiant.
    (Lire la suite…)
    Source : http://cadtm.org/L-annulation-de-la-dette-allemande
  • Allemagne-Grèce : deux poids, deux mesures – Voici 60 ans, l’annulation de la dette allemande
    Par Eric Toussaint, CADTM, le 28 février 2013
    Voici 60 ans, en février 1953, à Londres était signé un accord historique sur la dette allemande.
    Les termes de l’accord signé tranchent radicalement avec la manière dont est aujourd’hui traitée la Grèce. Après la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont été réunies pour permettre à l’Allemagne de l’Ouest de se développer rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contractée par l’Allemagne en-dehors des deux guerres mondiales a été réduite de plus de 60%, mais le règlement des dettes de guerre et le paiement des réparations aux victimes civiles et aux Etats ont été reportés à une date indéterminée : de fait, à la réunification allemande qui est intervenue en 1990 et au traité de paix qui a été signé à Moscou la même année entre les autorités des deux Allemagnes en cours d’unification, les Etats-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni et la France. Le poids des réparations sur l’économie allemande a donc été longtemps différé. Et dans le cas des réparations dues à la Grèce, celles-ci n’ont pas représenté le moindre effort de la part de l’Allemagne puisque les autorités allemandes refusent de donner suite aux demandes grecques.
    (Lire la suite…)
    Source : http://cadtm.org/Allemagne-Grece-deux-poids-deux
  • La Grèce et l’Espagne ont aidé l’Allemagne d’après-guerre à se reconstruire : cherchez la différence
    Par Nick Dearden, traduit par Thomas Coutrot, CADTM, le 27 février 2013
    Il y a soixante ans aujourd’hui, un accord a été conclu à Londres pour annuler la moitié de la dette de l’Allemagne d’après-guerre. Cette annulation, et la façon dont cela a été fait, est essentielle à la reconstruction de l’Europe de l’après-guerre. Elle est en contraste frappant avec la souffrance infligée aux peuples européens aujourd’hui au nom de la dette.
    (Lire la suite…)
    Source : http://cadtm.org/La-Grece-et-l-Espagne-ont-aide-l
  • Grèce-Allemagne : qui doit à qui ? (2)
    Créanciers protégés, peuple grec sacrifié

    Par Eric Toussaint, CADTM, le 8 octobre 2012
    Voir le premier article de la série : « Grèce-Allemagne : qui doit à qui ? (1) L’annulation de la dette allemande à Londres en 1953 », publié le 29 septembre 2012.
    C’est une obligation morale que de s’élever contre les discours mensongers à propos de la prétendue solidarité dont feraient preuve les gouvernants des pays les plus forts de la zone euro à l’égard du peuple grec et d’autres pays fragilisés (Irlande, Portugal, Espagne…). Les faits contredisent leurs propos relayés de manière permanente par les médias dominants.
    (Lire la suite…)
    Source : http://cadtm.org/Grece-Allemagne-qui-doit-a-qui-2
  • Grèce-Allemagne : qui doit à qui ? (1)
    L’annulation de la dette allemande à Londres en 1953
    Par Eric Toussaint, CADTM, le 29 septembre 2012
    (…)
    L’injustice avec laquelle le peuple grec est traité (ainsi que les autres peuples dont les autorités suivent les recommandations de la Troïka) doit éveiller la conscience d’une partie de l’opinion publique.
    Mais ne nous berçons pas d’illusions, les raisons qui ont poussé les puissances occidentales à traiter l’Allemagne de l’Ouest comme elles l’ont fait après la seconde guerre mondiale ne sont pas de mise dans le cas de la Grèce.
    Source : http://cadtm.org/Grece-Allemagne-qui-doit-a-qui-1-L
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