Grèce élections 25/01/2015

Intro :

L’année politique 2015 démarre sur les chapeaux de roues avec notamment des élections législatives prévues en Grèce le 25 janvier.
Inquiets de voir une partie de leurs placements spéculatifs susceptibles d’être remis en question en cas d’élection du parti de gauche radicale Syriza emmené par Alexis Tsipras, la propagande médiatique et les mises en garde politiques ont démarrées.

L’inconvénient du processus dit « démocratique » pour les classes dirigeantes, c’est que le peuple ne suit pas toujours exactement ce que les médias dominants et autres faiseurs d’opinion lui disent quoi voter.
Il suffit de se rappeler l’escroquerie du référendum sur le Traité établissant une constitution pour l’Europe (TCE) en 2005 : le matraquage médiatique pro-Oui au TCE les mois précédents le scrutin, les amalgames malhonnêtes du Non des partis de gauche et d’extrême gauche avec le Non des partis de droite et d’extrême-droite, et enfin, le contournement des rejets populaires au TCE (aux Pays-Bas, en France avec 54,67% de Non) par les dirigeants politiques, avec l’adoption par voie parlementaire du Traité de Lisbonne en 2007, copie quasi conforme du TCE…

A défaut de pouvoir bourrer directement les urnes comme dans les régimes ouvertement autoritaires, nos sociétés prétendument démocratiques ont opté pour le bourrage de crâne des citoyens afin de télé-guider l’opinion publique.

L’opinion publique ça se travaille donc au quotidien. Et c’est déjà parti depuis le mois de décembre en Grèce et en Europe.
Quelques journalistes, organisations et collectifs font entendre une autre voix.


Actions
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  • Austérité : Troïka basta !
    Grèce : Rendons-leur la démocratie ! (Troïka basta !)
    Union européenne, dirigeants européens, FMI, agences de notation : cessez votre chantage, votre ingérence dans la campagne électorale grecque ! Laissez le peuple décider !
    Signer la pétition
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    Source : http://troikabasta.wesign.it/fr
  • Élections grecques : la stratégie de Syriza, les alliances, les difficultés
    Par Niκος Smyrnaios, le 4 janvier 2015
    Avec ce billet j’inaugure une série de comptes rendus de l’actualité politique grecque qui couvrira la campagne électorale et, j’espère, les premiers mois d’un gouvernement de Syriza.
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    Source : http://ephemeron.eu/1466


Articles M&Cies
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Communiqués de presse
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  • Bas les pattes devant la Grèce qui lutte et résiste !
    Par CADTM Europe, le 31 décembre 2014
    Les puissants d’Europe et du monde entier n’ont même pas attendu la dissolution du Parlement grec et l’ouverture de la campagne électorale pour lancer leur nouvelle offensive de mensonges et de chantages qui visent a terroriser les citoyens grecs afin qu’ils ne votent pas aux prochaines élections du 25 janvier 2015 en faveur de SYRIZA, la Coalition de la Gauche Radicale grecque. En effet, secondés par les grands médias européens, « ceux d’en haut » du nom de Juncker, Merkel, Hollande, Renzi ou Moscovici commencent leur énième intervention brutale dans les affaires intérieures de cette Grèce, qu’ils ont d’ailleurs transformée en un amas de ruines sociales depuis qu’ils lui ont imposé leurs politiques d’austérité inhumaines et barbares.
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    Source : http://cadtm.org/Bas-les-pattes-devant-la-Grece-qui
  • Halte aux pressions de l’Union européenne : la Grèce veut voter librement
    Par ATTAC France, communiqué du 30 décembre 2014
    Suite à l’échec de l’élection présidentielle grecque, des législatives anticipées se tiendront le 25 janvier. Au moment où la Belgique se rebelle et où la Grèce se rapproche d’une rupture avec les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, cette dernière doit immédiatement cesser toute pression et toute intervention dans le débat politique grec. Les dirigeants français, allemands et européens doivent laisser le peuple grec libre de voter et de choisir d’autres voies.
    (Lire la suite…)
    Source : https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/halte-aux-pressions-de-l-union

Press release :

  • Hands off heroic Greeks !
    By CADTM Europe, 1 January
    Even before the dissolution of the Greek parliament and the ensuing electoral campaign, International and European powers have launched a campaign of lies and threats aimed at cowering the Greek electorate away from voting for SYRIZA (United Social Front) in the upcoming general election to take place on 25 January. Seconded by the mainstream European media, the “leaders”, Juncker, Merkel, Hollande, Renzi, or Schäuble, are preparing yet another brutal intervention into Greece’s home affairs, a country they have already turned into a mess of social ruin through the inhuman and barbarous austerity policies they have dictated.
    (…)
    Source : http://cadtm.org/Hands-off-heroic-Greeks

Revue de presse :

  • Syriza est-il vraiment un danger pour l’économie grecque ?
    Par Romaric Godin, LaTribune.fr, le 6 janvier 2015
    Le parti d’Alexis Tsipras est présenté comme un danger pour le « cours des réformes » grecques. Mais cette formule est-elle exacte ?
    C’est l’idée la plus répandue en Europe : une « victoire de Syriza » en Grèce menacerait l’intégrité de la zone euro. Les autorités les plus établies de toute l’Europe, des gouvernements aux banques en passant par les instances européennes, mettent en danger contre l’arrivée au pouvoir de la « gauche radicale » qui « stopperait le cours des réformes. » Une solution qui serait inacceptable pour les autres pays de la zone euro et qui conduirait, affirme-t-on, à une inévitable sortie du pays de la zone euro, le fameux « Grexit. » L’objectif de ce déchaînement rhétorique est simple : effrayer l’électeur grec. Non seulement par un éventuel « Grexit », mais aussi par la perte du « fruit des réformes » menées depuis 2010. Autrement dit, le danger serait que Syriza ne ramène la Grèce à sa situation d’avant 2010, celle qui a mené le pays à la banqueroute.
    (…)
    Le vrai danger pour l’économie grecque
    Syriza n’est plus aussi radicale que jadis. Son discours s’est beaucoup recentré. Alexis Tsipras a affirmé samedi qu’il est attaché à l’équilibre budgétaire et qu’il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht. Rappelons, par ailleurs, que la Grèce ne se finance presque plus sur les marchés. La vraie question que pose la Grèce est de savoir comment dynamiser l’économie de ce pays et comment panser ses plaies sociales. L’austérité et la politique de « cavalerie financière » de la troïka mènent, de ce point de vue, à une impasse. Le programme de Syriza n’est donc pas plus absurde que celui des partis qui ont gouverné la Grèce jusqu’ici et dont le bilan est désastreux sur le plan économique, social et politique. Le vrai problème est donc bien politique : c’est celui du refus des Européens d’envisager une alternative à la politique qu’ils ont appliqué au pays – et leur volonté de l’imposer à tout prix – refus qui est le seul danger qui, aujourd’hui, menace la Grèce.
    Source : www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150106tribb19316a79/syriza-est-il-un-danger-pour-l-economie-grecque.html
  • Grexit : le piège tendu par Angela Merkel aux électeurs grecs
    Par Romaric Godin, LaTribune, le 5 janvier 2015
    En agitant le chiffon rouge de la sortie de la Grèce de la zone euro, l’Allemagne cherche surtout à l’éviter en pesant sur le choix des électeurs helléniques.La menace allemande de ne rien faire pour empêcher le « Grexit », la sortie de la Grèce de la zone euro, publiée ce lundi par une indiscrétion de l’hebdomadaire Der Spiegel, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le démenti peu convaincant du gouvernement fédéral qui a suivi laisse les Européens dans le flou quant aux réelles motivations de Berlin. Une chose est sûre : les indiscrétions du Spiegel ne sortent jamais au hasard.

    Feindre de laisser choisir l’électeur grec
    Pour comprendre les motivations de Berlin, il faut réfléchir en termes tactiques. Angela Merkel feint la retraite, mais en réalité, elle entre désormais de plain-pied dans la campagne électorale grecque tout en ayant l’air d’en sortir. En affirmant qu’elle est prête à laisser sortir la Grèce de l’euro en cas de victoire de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) d’Alexis Tsipras, Berlin feint de laisser le choix au peuple grec. L’Allemagne prendra acte du résultat des élections et en tirera les conséquences. Mais c’est bien là que le bât blesse. Syriza ne veut pas sortir de la zone euro, mais renégocier les conditions imposées par le mémorandum et la troïka.

    Dramatisation à outrance de l’élection grecque

    Berlin refuse donc d’emblée toute discussion avec Syriza : si Alexis Tsipras l’emporte, alors la Grèce sera exclue de la zone euro, il n’y aura aucune négociation avec le nouveau pouvoir grec. Bref, l’Allemagne pose les termes du choix de l’électeur grec en ces termes : ou l’actuel premier ministre Antonis Samaras et l’euro ou Alexis Tsipras et le chaos. C’est évidemment biaiser la campagne électorale hellénique et chercher à peser considérablement sur le choix des Grecs. Comme lors du scrutin de juin 2012, l’Allemagne dramatise volontairement à outrance l’issue de l’élection pour imposer son choix.
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    Source : www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150105tribccf87404a/grexit-le-piege-tendu-par-angela-merkel-aux-electeurs-grecs.html
  • « Le maintien de la Grèce dans l’Europe » se jouera aux législatives
    Par Latribune.fr (avec AFP), le 30 décembre 2014
    Selon le Premier ministre grec conservateur Antonis Samaras, une victoire du parti anti-austérité Syriza risque de conduire la Grèce à une sortie possible de l’Union européenne.
    « Le maintien du pays dans l’Europe », enjeu des législatives grecques anticipées du 25 janvier ? C’est du moins ce qu’a affirmé le Premier ministre grec conservateur Antonis Samaras mardi 30 décembre, en faisant allusion à une victoire possible de la gauche radicale Syriza. Lors d’une rencontre avec le président de la République Carolos Papoulias, il a ainsi affirmé la nécessité d’entrer « dans la bataille des élections avec responsabilité ».
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    Source : www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141230trib9218147d6/le-maintien-de-la-grece-dans-l-europe-se-jouera-aux-legislatives.html
  • Politique, mensonges et vidéos en Grèce : pourquoi la route de Syriza vers le pouvoir est semée d’embûches
    Par Nikos Smyrnaios, Bastamag.net, le 24 décembre 2014
    Le 29 décembre, les députés grecs tenteront, dans une ultime tentative, de désigner un président, en l’occurrence Stavros Dimas, ancien commissaire européen et candidat du gouvernement. Le pouvoir en place semble prêt à tout pour empêcher la tenue d’élections anticipées et l’arrivée au pouvoir du mouvement de gauche anti-austérité Syriza. Y compris les plus basses tentatives de corruption, comme le raconte Nikos Smyrnaios, un enseignant grec travaillant en France.
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    Source : www.bastamag.net/Politique-mensonges-et-videos-en
  • GRECE. Elections à haut risques pour Antonis Samaras
    Par Jean-Baptiste Naudet, L’Obs, le 18 décembre 2014
    Le Premier ministre grec fait un pari risqué en convoquant l’élection présidentielle au mois de décembre plutôt que d’attendre février.
    En convoquant l’élection présidentielle au mois de décembre plutôt que d’attendre février, Antonis Samaras, fait un pari risqué. En effet, rien ne garantit qu’au troisième et dernier tour de scrutin, fin décembre, le chef du gouvernement grec réussira à réunir la majorité élargie de 180 députés (sur 300) nécessaire à valider le vote présidentiel.
    Actuellement, les deux partis qui gouvernent la Grèce en coalition, la Nouvelle Démocratie de Antonis Samaras (droite) et le PASOK (socialiste), ne réunissent que 155 élus à la chambre. Le premier ministre grec pense-t-il rallier des députés indépendants, leur faisant valoir qu’ils risquent de perdre et leur siège et leurs émoluments ? Ou bien joue-t-il le tout pour le tout ?
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    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141217.OBS8135/grece-elections-a-haut-risques-pour-antonis-samaras.html
  • La gauche radicale a raison à propos de la dette de l’Europe
    Par Wolfgang Münchau | Regards.fr et Financial Times, le 25 novembre 2014
    Wolfgang Münchau, rédacteur en chef adjoint du Financial Times, n’est pas un suppôt de la gauche radicale. Son dernier éditorial, dans lequel il affirme que celle-ci a raison à propos de la dette de l’Europe, n’en est que plus significatif.
    (Lire la suite…)
    Source : www.regards.fr/web/article/la-gauche-radicale-a-raison-a