« J’ai embrassé un flic… » (de trop près)

Intro :

Si c’est le Figaro et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) qui le disent…

Article :

  • Violences policières : une association entend «briser le silence»
    Par Caroline Piquet, Le Figaro, le 14 mars 2016
    L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) dénonce une «opacité criante» qui entoure les violences policières en France, en publiant un rapport à charge sur le sujet ce lundi.

    «Briser le silence, combattre les excès.» Tel est l’objectif de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) qui publie ce lundi un rapport sur les violences policières en France. «Quelles armes les forces de sécurité utilisent-elles en France? Quand en font-elles usage?», s’est interrogée l’association. Les autorités n’étant pas très prolixes sur le sujet, l’Acat a dû s’atteler à un travail de fourmi. Pendant dix-huit mois, elle a épluché la presse, des rapports publics, des décisions de justice et auditionné plus d’une soixantaine de personnes (syndicats de policier, magistrats, victimes, médecins, sociologues, etc.) pour faire un état des lieux de la situation.

    Au bout du compte, 89 cas de violences policières ayant eu lieu entre 2010 et 2015 ont retenu son attention: ces situations «concernent tant des décès (26) que des blessures graves (29 infirmités permanentes) ou moins graves (22), portent sur l’ensemble du territoire et couvrent tout type d’intervention de police et de gendarmerie (interpellations, transports, garde à vue, manifestations, etc.)». «Un échantillon», décrit l’Acat dans son rapport de 110 pages, précisant que l’ensemble de ces situations ne représentent que «la face émergée de l’iceberg». Voici les principaux résultats de son enquête.

    Qui est concerné ?

    D’après les données que s’est procurées l’association, la police nationale serait particulièrement concernée par le phénomène, les réclamations faites auprès du défenseur des droits impliquant majoritairement des agents de police. «Ce constat ne doit pas exempter la Gendarmerie nationale, qui est, elle aussi, mise en cause dans plusieurs affaires graves», prévient toutefois l’Acat. En face, les victimes sont essentiellement des jeunes hommes de moins de 35 ans, «issus de minorité visible et de quartiers populaires».

    Au moins 40 personnes victimes des flashball

    Sur ces dix dernières années, l’association a recensé au moins 39 personnes grièvement blessées et une décédée par des tirs de lanceurs de balles de défense (le Flashball Superpro et le LBD 40×46). Introduites en France en 1995, «ces armes, initialement prévues pour des situations extrêmes, sont actuellement utilisées lors de manifestations ou d’opérations de maintien de l’ordre», déplore l’Acat. «Quelques mètres ou un mauvais angle suffisent à entraîner un dommage irréversible.» Parmi les 39 blessés, 21 ont été éborgnés ou ont perdu la vue. Les victimes étaient souvent jeunes: une sur trois était mineure. Courant 2015, le défenseur des droits Jacques Toubon avait demandé de remplacer le Flash-Ball Superpro par le lanceur de balles 40/46. L’Acat va plus loin et souhaite le retrait total de ces deux armes. Une requête inenvisageable pour le ministère de l’Intérieur, qui, déjà l’année dernière, refusait «de désarmer les forces de l’ordre».
    (…)
    Source : www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/14/01016-20160314ARTFIG00217-violences-policieres-une-association-entend-briser-le-silence.php

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Publié dans Forces armées

Elections, mascarade démocratique et jeu de dupes

Intro :

Les élections se suivent, et se ressemblent ; les hommes (et femmes) politiques aussi, complices et valets du big business et de la finance (surendettement progressif des Etats sur les marchés financiers privés, réduction et destruction de l’Etat-providence, réformes structurelles et politiques d’austérité socialement criminelles, augmentation des inégalités…), au profit des intérêts privés contre l’intérêt public des citoyens.

Petit souvenir, en 2002, Ralph Nader, fustigeait G. W. Bush et Al Gore.
Quatorze ans plus tard, la même analyse s’applique à Barack Obama, à Hillary Clinton, comme en son temps à son mari William « Bill » Clinton, dont les campagnes électorales ont été financées massivement par Wall Street.
Et Donald Trump trompe son monde en faisant croire qu’il sera le candidat anti-système, alors qu’il contribuera également à l’affaiblissement des politiques publiques au profit d’un capitalisme sauvage, archaïque et brutal.

Article :

  • Le vétéran toujours vert
    Par Eric Decouty, Marianne, le 25 mars 2002
    « La seule différence entre George Bush et Al Gore est la vitesse avec laquelle ils se mettent à genoux devant les grandes firmes », clamait Ralph Nader pendant la dernière élection présidentielle américaine.
    Vétéran de tous les combats contre le big business, le candidat écolo s’est d’abord fait les dents, il y a trente ans, contre les grands groupes automobiles, coupables de sacrifier la sécurité de leurs clients à leurs bénéfices.
    Ensuite, il a élargi sa lutte aux cigarettiers, aux géants de la pharmacie et aux tenants de l’économie financiarisée, d’ailleurs moins enclins à bomber le torse depuis le scandale Enron.
    Aujourd’hui, il voudrait imposer une couverture sociale pour tous, un moratoire sur la peine de mort, un renforcement du droit social et un dégel du salaire minimal.
    Un programme qui fleure bon la social-démocratie, mais qui suffit à le faire passer pour un dangereux hurluberlu. »
    Le véritable extrémisme, rétorque-t-il, est de tolérer que dans une société aussi riche que la nôtre 20% des enfants continuent à vivre au-dessous du seuil de pauvreté… »
    Source : www.marianne.net/Le-veteran-toujours-vert_a130890.html
Publié dans Etats-Unis

Sécurité sociale 1946-2016 : 70ème anniversaire mais un avenir menacé

Documentaire :

Note M&Cies :

La Sécurité sociale fête ses 70 d’existence.
Ce devrait être une fête nationale, une conquête saluée au plus haut niveau politique.

Car la « Sécu », dispositif de solidarité face à la maladie qui a permis aux plus modestes des citoyens de se faire soigner à moindre coût ou quasi gratuitement, est emblématique du progrès social mis en place après les violences et les horreurs de la deuxième guerre mondiale.

Mais ce 70ème anniversaire est relativement peu mis en avant. Service minimum.

Car depuis les années 1960-1970 et le retour d’un capitalisme financier extrémiste d’essence totalitaire (c’est-à-dire toujours plus de profits démesurés pour quelques individus au détriment du reste de la population, ce qui provoque un creusement des inégalités économiques), la Sécurité sociale fait partie de ces précieuses conquêtes sociales que certains intérêts privés, insatiablement cupides et d’inspiration néolibérale, souhaitent réduire et détruire. Ceci afin de s’ouvrir de nouveaux marchés, celui de la santé, avec à la place d’une Sécu solidaire, des systèmes d’assurances privées, sélectives et hors de prix, comme aux Etats-Unis notamment.

Pour mémoire, le principe de la Sécurité sociale est un des éléments figurant dans le programme progressiste que le Conseil national de la Résistance (CNR) avait imaginé et voté clandestinement sous l’Occupation en mars 1944.
Les bases de la Sécurité sociale ont ensuite été officialisées à la Libération par l’ordonnance du 4 octobre 1945, puis par la loi du 22 mai 1946 qui a posé le principe de la généralisation de la sécurité sociale à l’ensemble de la population (mais les professions non salariées non agricoles s’y opposeront).
Un dispositif solidaire dont chacun, pauvre ou riche, pouvait et peu encore bénéficier de nos jours.

Un précieux héritage, qui permet aux plus jeunes comme aux plus âgés, d’accéder à des traitements et des soins que seuls les plus fortunés peuvent se payer dans d’autres pays où ce système de Sécurité sociale n’existe pas, n’existe plus.

Car des hommes et des femmes se sont battus, au prix de leur vie parfois, pour que le progrès social ne soit plus affaire d’une providence très aléatoire, ou le fait du bon vouloir et des bonnes grâces de quelques grandes fortunes cherchant – par une charité et une philanthropie bien ordonnées et intéressées -, à s’acheter une conscience morale (façon, pour des dynasties de prédateurs économiques, de redorer leur image souvent assez peu reluisante quant à la manière dont ils avaient et ont accumulé leurs richesses à la sueur et au sang des plus pauvres).

La Sécurité sociale aiguise donc toujours les appétits cupides et voraces, notamment des compagnies d’assurance, qui se fichent du progrès social et des populations désargentées les plus démunies dans l’impossibilité de payer pour se soigner.
Des populations qui seront hélas de plus en plus nombreuses dans les années à venir avec la mise en coupe réglée de l’Etat social (avec la complicité des hommes et femmes politiques), et le creusement des inégalités économiques du fait de l’accaparement croissant des revenus et des richesses créées par une minorité d’individus fortunés profiteurs de crise.

Des intérêts privés qui fustigent par ailleurs le déficit « abyssal » du budget de la Sécurité sociale, dans les groupes médias qui leur appartiennent le plus souvent et leur ouvrent leur pages et écrans.
Ces lobbies privés vomissent régulièrement sur la Sécurité sociale, l’estimant inadaptée au contexte économique actuel. Ils veulent en finir une bonne fois pour toute avec cette Sécu, afin de pouvoir vendre au prix fort leurs contrats d’assurances santé et exclure ainsi des soins celles et ceux qui ne pourront pas s’acquitter de leurs produits spéculatifs aux tarifs prohibitifs.

Mais si déficit du budget de la Sécurité sociale s’élève à plusieurs milliards, il convient d’en rappeler les principales causes :

– Une augmentation des dépenses de santé, supérieure à la croissance économique moyenne, sur laquelle sont basées les recettes et une surmédication, inutile, coûteuse, voire dangereuse … Ce qui fait le bonheur et les profits des laboratoires pharmaceutiques privés qui peuvent écouler parfois à prix d’or leurs traitements, pas toujours d’ailleurs au bénéfice de la santé des patients quand on voit les nombreux scandales sanitaires et qu’on s’interroge sur l’inertie de certains institutions d’Etat censées veiller à la politique sanitaire… ;

– Une baisse des recettes, causée : par l’allégement ou l’exonération des cotisations sociales patronales (les fameuses « charges » si souvent fustigées par le grand patronat), baisse non compensée par l’Etat dans le budget ; le reversement partiel de taxes sur l’alcool et le tabac ; ou encore, le travail au noir pratiqué dans certains secteurs (notamment BTP, hôtellerie-restauration…) et la fraude sur le paiement des cotisations sociales (manque à gagner annuel de 20 à 25 milliards d’euros pour la Sécurité Sociale selon la Cour des comptes en 2014).

Par conséquent, ceux-là mêmes qui critiquent et veulent la mort de la Sécurité sociale en pointant son coût, sont souvent responsables pour beaucoup de son mauvais état de santé… Tout en profitant par ailleurs de certaines politiques de remboursement très rentables pour certains de leurs produits lancés sur le marché du médicament à des tarifs surévalués, voire sans réel apport pour la santé des patients.
Le beurre et l’argent du beurre…

En mémoire de celles et ceux qui, eux, se sont battus courageusement pour le programme du CNR pendant la deuxième guerre mondiale, et notamment pour la création de la Sécurité sociale, le documentaire de Gilles Perret intitulé « Les Jours heureux » (2013) leur rend hommage et sonne comme une mise en garde et un appel pour protéger ces précieux dispositifs pensés par les anciens pour le progrès social et le bien de toutes et tous.

Revue de presse :

  • Les cinq méthodes de l’industrie pharmaceutique pour nous bourrer de médicaments inutiles
    Par Sarah Lefèvre, Reporterre, le 10 février 2016
    L’industrie pharmaceutique va bien, très bien même. Grâce aux Français, leurs plus fidèles clients au monde, mais d’abord grâce à un intense et efficace travail de l’ombre auprès des autorités politiques et sanitaires et des médecins. Si la santé des laboratoires est renforcée par ces pratiques, ce n’est pas le cas de celle des patients.
    Au concours des consommateurs du comprimé, les Français figurent toujours sur la première marche du podium. En moyenne : quatre comprimés avalés par jour pour l’ensemble de la population et une facture de 34 milliards d’euros en 2014. Soit 2,7 % de plus que l’année précédente, dont 20 milliards pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique s’affirme comme la plus rentable au monde et elle ne cesse de progresser : 639 milliards d’euros de chiffres d’affaires global pour le secteur en 2013, en croissance de 4,5 % par rapport à 2012 .
    (…)
    Source : http://reporterre.net/Les-cinq-methodes-de-l-industrie-pharmaceutique-pour-nous-bourrer-de
  • Un levier de pouvoir peu à peu confisqué aux salariés
    Une autre histoire de la Sécurité sociale
    Par Bernard Friot et Christine Jakse, Le Monde diplomatique, décembre 2015
    Depuis sa création en 1945, le régime général de la Sécurité sociale subit le feu des « réformateurs » de tout poil. Comment expliquer cet acharnement contre un système que l’on réduit souvent à une simple couverture des risques de la vie ? C’est qu’au-delà de l’assurance sociale, les pionniers de la « Sécu » forgeaient un outil d’émancipation du salariat géré par les travailleurs.
    (…)
    Source : www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395
  • La Sécurité sociale a 70 ans
    Par Vie publique.fr, le jeudi 1er octobre 2015
    Le 4 octobre 1945 était promulguée l’ordonnance portant organisation de la sécurité sociale. Son article 1er précise : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »
    Cette ordonnance est complétée par l’ordonnance du 19 octobre 1945 qui organise les assurances sociales pour les risques maladie, invalidité, vieillesse et décès ainsi que pour les charges de maternité.
    En 1946, la loi du 22 août définit les quatre prestations de la branche famille : les allocations familiales versées sans condition de ressources à partir du deuxième enfant, l’allocation de salaire unique versée dès le premier enfant, les allocations prénatales, l’allocation de maternité. L’assurance-chômage est instituée plus tardivement.
    (…)
    Source : www.vie-publique.fr/focus/securite-sociale-70-ans.html
  • Le « trou de la Sécu » expliqué en quatre points
    Par Clément Martel (avec Caroline Félix), Le Monde.fr, le 1er octobre 2014
    La ministre de la santé, Marisol Touraine, a dévoilé lundi 29 septembre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. L’un des principaux enjeux du texte est de rendre compte des mesures qui permettront de réduire le « trou de la Sécu », une nouvelle fois beaucoup plus important que prévu.
    (…)
    Source : www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/01/le-trou-de-la-secu-explique-en-quatre-points_4498114_4355770.html
  • Les salaires, variable d’ajustement
    Vous avez dit « baisser les charges » ?
    Par Christine Jakse, Le Monde diplomatique, novembre 2012
    Les discussions autour du rapport de M. Louis Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises mettent l’accent sur la réduction des « charges ». Elles alimentent un débat biaisé. Patronat et gouvernement agissent en effet comme si les cotisations sociales — le vrai nom desdites « charges » — étaient un prélèvement indu qui handicape le développement économique. Or les cotisations constituent d’abord une part du salaire.

    Nous ne pouvons pas continuellement avoir des charges sociales qui pèsent sur le travail. »
    Cette conviction exprimée par le ministre socialiste de l’économie et des finances, M. Pierre Moscovici (Le Monde, 17 juillet 2012), compte au nombre des idées ayant survécu sans encombre à l’alternance politique du printemps dernier.

    Baisser le « coût du travail » en réduisant les « charges » à travers une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) « sociale » : telle était aussi la promesse du candidat de la droite, M. Nicolas Sarkozy. Cet objectif figure également en bonne place sur la liste des conditions énoncées par le Cercle de l’industrie, une association de dirigeants d’entreprise, pour « rebâtir notre industrie » : « En France, affirme-t-il, la part prise sur les charges patronales pour financer la protection sociale est élevée, alors que le consommateur est relativement peu taxé. Un transfert massif des cotisations patronales vers une autre assiette fiscale permettrait à la France de converger avec l’Allemagne et de sortir de cette situation sans issue en initiant le choc de compétitivité attendu. »

    « Coût du travail » au lieu de « salaires » ; « charges » au lieu de « cotisations » : trente années de convergence politique entre la droite et la gauche de gouvernement ont banalisé ces expressions, la vision du monde qu’elles véhiculent, les conséquences sociales qu’elles induisent. Cette métamorphose du langage n’est pas anodine. Aussi sûrement qu’un coût appelle une réduction, la charge qui « pèse » (sur le travail), « écrase » (les chefs d’entreprise) et « étouffe » (la création) suggère l’allégement ou, mieux encore, l’exonération.
    (…)
    Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/JAKSE/48338
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Etats-Unis : Wall Street et les super-riches mènent toujours la guerre

Intro :

Le député démocrate socialiste Bernie Sanders n’a pas réussi à battre Hillary Clinton, la candidate démocrate préférée de Wall Street.

Les classes populaires et moyennes américaines sont laminées par le creusement des inégalités causé par l’accaparement des richesses (25%) par une infime minorité de privilégiés (1%)

Le discours tenu par B. Sanders du 30 novembre 2010 au Sénat US reste plus que jamais d’actualité :

« (…) Il y a une guerre menée dans ce pays (…) une guerre menée par certains des gens les plus riches et puissants dans ce pays, contre les familles de travailleurs des Etats-Unis d’Amérique, contre la classe moyenne qui rétrécit et disparaît.
La réalité est que beaucoup des milliardaires de la nation sont sur le sentier de la guerre, ils veulent davantage, encore et toujours davantage, leur cupidité n’a pas de fin. (…)« 


Articles
:

  • Présidentielle US
    « Les pauvres ne votent pas », analyse Bernie Sanders
    Par Marianne, le 24 avril 2016
    Défait dans 16 des 17 États américains où les inégalités salariales sont les plus fortes, le candidat démocrate à la Maison-Blanche explique ces revers par le fait que les citoyens aux revenus les plus modestes délaissent les urnes. Les chiffres et les études lui donnent raison.
    C’est un paradoxe : héraut de la dénonciation des inégalités, Bernie Sanders n’a pas réussi à s’imposer dans la quasi-totalité des États américains concernés par les plus grands écarts de salaire.
    Pourquoi ?
    « Parce que les pauvres ne votent pas », explique le sénateur du Vermont dans l’émission de la chaîne NBC « Meet the Press », diffusé ce dimanche 24 avril. Selon l’adversaire d’Hillary Clinton à l’investiture démocrate pour la prochaine présidentielle américaine, « c’est un simple fait, c’est une triste réalité de la société américaine ».Bernie Sanders avance ainsi que « 80% des pauvres n’avaient pas voté » lors des élections de 2014. Et c’est aussi « ce que nous devons transformer », martèle le principal adversaire d’Hillary Clinton à l’investiture démocrate.

    Des chiffres peu ou prou confirmés par Le Monde, qui rappelle que « les données du recensement américain sur ces élections montrent que seuls 24,5% des citoyens américains gagnant moins de 10.000 dollars par an se sont rendus aux urnes, ce qui signifierait que 75,5% ne l’ont pas fait ». Les Etats-Unis ont « un des taux de participation les plus bas de tous les grands pays au monde », souligne encore Bernie Sanders, ce que corrobore également une étude de l’institut de recherche américain Pew, citée par le quotidien : aux États-Unis, la participation aux élections est plus faible que dans la plupart des pays développés.

    Source : www.marianne.net/les-pauvres-ne-votent-pas-analyse-bernie-sanders-100242332.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1461519101

  • Etats-Unis : les riches en guerre contre les classes moyennes et populaires
    Par M&Cies, le 4 février 2015
    Le 30 novembre 2010, le Sénat américain débattait sur les réductions d’impôts adoptées sous la présidence de George W. Bush et leur application aux Américains les plus riches.Bernard « Bernie » Sanders, sénateur indépendant apparenté démocrate de l’Etat du Vermont au Congrès, interpelle ses compatriotes ; il souligne et dénonce une guerre menée contre les classes moyennes par la minorité d’ultra-riches Américains, le « Top 1%« .Sanders précise que cette minorité d’individus démesurément fortunés capte et concentre plus de 23% du revenu national américain, alors que cette part n’était que de 9% entre les années 1960 et 1970.
    Le Top 1% des Américains les plus riches concentre ainsi autant et même plus que les 50% d’Américains les plus pauvres.

    Discours de Bernie Sanders (30 novembre 2010)
    :
    Version originale (début intervention Sanders à 02:29:00) :
    www.c-span.org/video/?296808-1/senate-session-part-1

    Version sous-titrée (français) :

    (…)
    Source : https://mondialisationetcies.wordpress.com/2015/02/04/etats-unis-les-riches-en-guerre-contre-les-clases-moyennes/
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Obama, Clinton… : Wall Street peut compter (aussi) sur les Démocrates

Intro :

Le 12 novembre 1999, William « Bill » Clinton abrogeait la loi « Banking act » (« Glass-Steagall Act »).  Mise en place difficilement en 1933 par Franklin D. Roosevelt pour réguler la finance, elle séparait notamment les activités des banques de dépôt de celles des banques d’affaires pour éviter le risque d’un nouveau krach bancaire comme celui de 1929.

Le si sympathique président démocrate « Bill » faisait ainsi le bonheur des grandes firmes de la finance qui depuis les années 1970 faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour revenir au bon temps du capitalisme casino, d’avant la régulation d’Etat.
La canaille cupide, responsable et bénéficiaire de toutes les catastrophes boursières aux conséquences économiques et sociales dramatiques voire criminelles sur les citoyens les plus vulnérables, était ainsi remboursée de ses investissements dans les campagnes électorales des différents candidats à la Maison blanche, républicains comme démocrates.

Avec Barack Obama et bientôt Hillary Clinton, même topo. Wall Street est épargné.
On ne change pas un système qui fait gagner les plus riches.

Revue de presse :

  • Europe 1, Europe nuit, Emmanuel Faux, 18 avril 2016, 22h08

    Emmanuel Faux : « Dans le marathon des primaires américaines, on aura droit demain à l’un des morceaux de choix de cette campagne, l’Etat de New-York. C’est le deuxième du pays, après la Californie en nombre de délégués : 291 pour les Démocrates, 95 pour les Républicains.
    Le vote de mardi va être suivi de très près bien sûr par les financiers de Wall Street qui ne veulent a priori ni de Donald Trump, ni de Bernie Sanders.
    Géraldine Woessner, vous êtes notre correspondante à New-York. En fait, le monde de la finance n’a d’yeux que pour Hillary Clinton… »

    Géraldine Woessner : « Oui, une incongruité supplémentaire dans cette campagne inédite : Wall Street, soutien majeur du parti républicain d’ordinaire, est déboussolé. Impossible pour les financiers que j’ai rencontrés de soutenir un Donald Trump, un Ted Cruz explique ce gestionnaire de fonds d’investissements… » 

    [Grégori Volokhine, gestionnaire de fonds] : « Le discours anti-immigration, il faut vraiment réaliser que c’est un discours anti-business… »

    Commentaire de G. W. : « Grégori Volokhine observe depuis des semaines l’angoisse de ses clients. Comme le socialiste Sanders, Donald Trump et Ted Cruz parlent de renégocier les traités commerciaux, ce serait une catastrophe, la contraction assurée du PIB, s’alarment des experts. Beaucoup se tournent donc vers la seule figure rassurante, Hillary Clinton… »

    Grégori Volokhine : « Quand on écoute en ce moment Hillary Clinton, on se dit c’est l’ennemi des banques, c’est l’ennemi de Wall Street. Mais en fait, Wall Street et les banques savent très très bien que Hillary Clinton ça sera en gros Obama avec une jupe et qu’il n’y aura aucun changement. Elle-même a gagné plus de 3 millions de dollars juste en faisant des discours chez Goldman Sachs et dans d’autres banques d’affaires. Donc vraiment, il y a un niveau de confort de Wall Street avec Clinton qu’on retrouve avec aucun autre candidat… »

    Commentaire de Géraldine Woessner : « La sénatrice a reçu 32 millions de dollars de Wall Street pour l’instant, plus qu’aucun candidat encore dans la course et se retrouve, malgré elle, le choix des 1%. »

    Source : www.europe1.fr/emissions/europe-nuit

  • Les dons embarassants de Goldman-Sachs au candidat Obama
    Par LaTribune.fr, le 24 avril 2010
    « Rendez l’argent » ! De Fox News à Rush Limbaugh en passant par des dizaines de sites web aussi conservateurs que la chaîne ou le commentateur vedette, tous épinglent le président Obama pour ses accointances supposées avec Goldman Sachs, l’une des plus prestigieuses institutions financières de Wall Street.
    Prestigieuse, certes, mais aussi sous le coup d’une enquête, de la part de la SEC, le gendarme de la bourse américaine, pour tromperie vis à vis de ses clients. La banque d’affaire aurait encouragé certains clients à acheter des titres, fondés sur prêts à risques, tandis que dans le même temps, un fonds, lié à Goldman, spéculait sur la baisse des titres en question.
    Or lors de la dernière campagne présidentielle, la même banque, ou plutôt, ses salariés, réunis en comité d’action politique (PAC en anglais) ont récolté des fonds qu’ils ont envoyé à Barack Obama. Une loi sur le financement des campagnes interdit qu’une entreprise contribue directement aux campagnes électorales.
    Habituée des campagnes Les sommes, à l’échelle de Wall Street, sont relatives : un peu moins d’un million de dollars, versés entre 2007 et 2008 à Obama. Elles le sont encore plus au regard des profits record affichés par la firme : quelque 3,46 milliards de dollars pour le premier trimestre de cette année.
    Mais cela place cependant les salariés de Goldman en deuxième position parmi les généreux donateurs. Les premiers ont été les salariés de l’Université de Californie (avec une somme totale de 1,59 million de dollars). Après ceux de Goldman viennent ceux d’Harvard, puis de Microsoft, de Google, et enfin de deux autres institutions bancaires, Citigroup et J.P. Morgan. Bref, trois des sept plus gros contributeurs d’Obama viennent de Wall Street…
    Et les contributions des salariés de Goldman à la campagne d’Obama ont été quatre fois plus élevées que celles qu’ils ont faites au candidat républicain John McCain. Selon les données compilées par le Center for Responsive Politics, les salariés de Goldman soutiennent d’ailleurs avant tout les démocrates, et ce, depuis des années.
    (…)
    Source : www.latribune.fr/journal/edition-du-2404/politique-internationale/407827/les-dons-embarassants-de-goldman-sachs-au-candidat-obama-.html
  • Goldman Sachs : la Maison Blanche sous influence
    Par Sylvain Cypel, le Monde, le 24 septembre 2009
    Le 11 septembre, Michael Moore présentait au Festival du cinéma de Toronto son nouveau film, Le Capitalisme, une histoire d’amour. Après la projection, un spectateur l’interroge sur Barack Obama. Le réalisateur rappelle qu’il a activement soutenu le candidat démocrate. Sa plus grande crainte, ajoute-t-il, est « l’influence que pourrait exercer Goldman Sachs sur la nouvelle administration ».
    (…)
    Source : www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/24/goldman-sachs-la-maison-blanche-sous-influence_1244668_1101386.html
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