Europe : Etats-Unis versus Russie, gaz et guerre à tous les étages !

Intro :

C’est désormais officiel, la France importe depuis la fin 2018 du gaz de schiste américain.

Si les Etats-Unis deviennent ainsi fournisseur d’énergie pour l’Europe, cela ne signifie pas pour autant que l’indépendance énergétique des pays vassaux européens de l’empire américain va s’améliorer.
Cela signifie juste que depuis plusieurs années, l’empire américain veut tout simplement prendre des parts de marché à la Russie qui assure encore entre 30 et 40 % des importations de gaz en Europe.

Et pour arriver à ses fins, les dirigeants américains ont même été jusqu’à provoquer une guerre civile en Ukraine, afin de rapprocher son bras armé OTAN au plus près de la frontière russe, de faire passer sous sa sphère influence ce pays tiraillé entre Russie et Europe. Coupant également – c’était le but premier – l’une des principales voies de transit des gazoducs russes vers l’Europe et l’Union européenne (l’Allemagne notamment).

Imaginons un instant que si la Russie déployait ses troupes au Mexique, à la frontière américaine, que diraient les dirigeants et militaires américains… Il serait logique que le président américain et plus largement les citoyens soient inquiets. Il ets donc logique que Poutine et le peuple russe réagissent à cette intrusion américaine aux portes de leur pays.

Cependant, afin ue les choses soient bien claires, le président russe, Vladimir Poutine, n’est hélas pas le défenseur des intérêts de son peuple comme il le claironne. Il défend les intérêts de ses amis oligarques qui se sont constitué des empires sur les ruines de l’union soviétique.

En effet, profitant de la coupe du Monde de football organisée dans on pays en juin 2018, Poutine avait profité de l’occasion pour annoncer vouloir repousser l’âge de départ en retraite, de 55 ans à 63 pour les femmes et de 60 ans à 65 ans pour les hommes.
Une réforme tellement impopulaire que Poutine a dû revoir – un peu – à la baisse ses exigences (ce qu’il avait dû calculer dès le départ…), avec des départs à 60 ans pour les femmes, mais toujours 65 ans pour les hommes.
Autant dire que la retraite des citoyens russes risque d’être de courte durée, étant donné les difficiles conditions de vie du peuple, une espérance de vie de 71 ans à la naissance, et une démographie qui, certes, augmente un peu depuis 1999 mais qui atteint un peu plus de 146 millions d’habitants, pour le plus grand pays au monde… (la Russie a perdu 27 millions de personnes pendant la 2ème Guerre mondiale dont 18 millions de civils).

Les Etats-Unis déploient donc leur propre stratégie d’approvisionnement de l’Union européenne, UE qui passera un peu plus ainsi sous la dépendance et l’influence américaines.

Quant à Vladimir Poutine, il tente de développer de nouvelles voies de transit pour livrer son gaz à l’Europe, en passant notamment au Nord avec son gazoduc North Stream 2, contre l’avis de la Pologne mais avec le soutien mesuré de l’Allemagne ; essayant aussi de passer au Sud en se raccordant sur les projets de gazoducs en cours d’achèvement passant via la Turquie (Turkish Stream), le nord de la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, et dans la mesure du possible l’Autriche.

La promesse ou la perspective d’une Europe indépendante, économiquement et financièrement, énergétiquement, militairement… politiquement, est résolument une cynique farce.
Il suffit pour cela de relire l’excellent livre « Le Grand échiquier » écrit en 1997 par l’influent Zbigniew Brzezinski (de James « Jimmy » Carter à Barack Obama en 2008). L’essentiel y est écrit, annoncé.

Pour trouver les raisons des conflits, cherchez bien souvent les gazoducs ou les pipelines…

 

Revue de presse :

Alors qu’une nouvelle cargaison arrive en France, Total mise gros sur le gaz de schiste américain

Par Olivier Petitjean, Multinationales.org et Bastamag, le 5 avril 2019

Un nouveau navire méthanier en provenance des États-Unis arrive en France, porteur d’une cargaison largement issue de l’exploitation du gaz de schiste. Au même moment, le groupe Total annonce un important investissement dans un nouveau projet de gazoducs et de terminal d’exportation de gaz de schiste sur la côte de Louisiane.

Il y a quelques semaines, l’Observatoire des multinationales révélait que la France a commencé à importer du gaz naturel liquéfié américain – en grande partie du gaz de schiste – à partir de l’automne 2018 (lire notre article : Le gaz de schiste américain arrive discrètement en France).

Depuis, ces importations se poursuivent bon train, comme le montrent les chiffres rendus publics par [l’agence étatsunienne d’information sur l’énergie]. Un nouveau navire méthanier, le Oak Spirit, devait accoster ce vendredi 5 avril au petit matin au terminal de Montoir-en-Bretagne, en provenance de celui de Sabine Pass aux États-Unis. Un paradoxe alors que la France a interdit depuis huit ans la fracturation hydraulique, et donc l’exploitation du gaz de schiste, sur son propre territoire.

Sur fond de relance du Tafta (lire notre article), les milieux d’affaires ont parié sur le fort développement des exportations du gaz de schiste américain vers l’Europe. Plusieurs dizaines de terminaux méthaniers sont en cours de construction ou en projet sur les côtes du Golfe du Mexique (pour exporter le gaz de schiste extrait au Texas), ainsi que sur la façade Atlantique des États-Unis (pour exporter celui extrait en Pennsylvanie et dans l’Ohio). Les banques françaises, et en particulier la Société générale, sont d’ailleurs étroitement impliquées dans ces projets (lire notre article).

Les géants du pétrole misent sur les exportations de gaz de schiste

C’est aussi un marché sur lequel le groupe Total, comme les autres géants du pétrole, est en train de miser gros. La major française possédait déjà des actifs dans l’exploitation du gaz de schiste dans l’Ohio et au Texas (lire notre enquête). Il arécemment investi dans des nouvelles unités pétrochimiques au Texas. En rachetant les activités GNL d’Engie, il a acquis des parts dans le terminal d’exportation Cameron LNG, sur les côtes de Lousiane. Et enfin et surtout, Total a misé beaucoup d’argent sur l’entreprise Tellurian, spécialisée sur ce créneau de l’exportation du gaz de schiste américain, dont elle détiendrait aujourd’hui environ 25% du capital.

Le groupe français vient d’annoncer qu’il injectait 700 millions de dollars supplémentaires dans Tellurian et notamment dans son projet de terminal d’exportation de GNL de Driftwood, également en Louisiane. Le projet Driftwood LNG, qui comprend le terminal mais aussi un réseau de gazoducs pour faire venir le gaz de schiste extrait au Texas, affiche un coût total de 30 milliards de dollars.

Au final, investir ainsi dans l’exportation du gaz de schiste américain présente probablement un double avantage pour Total. D’abord, certes, se positionner sur un marché en plein développement. Mais aussi s’assurer que la France et l’Europe resteront abreuvées de gaz pour les années à venir, ce qui est nettement moins menaçant pour les intérêts du groupe d’une transition énergétique ambitieuse.

Olivier Petitjean

Source : http://multinationales.org/Alors-qu-une-nouvelle-cargaison-arrive-en-France-Total-mise-gros-sur-l

 

 

Importer du gaz de schistes américain ?

(…)
Source : https://www.franceculture.fr/emissions/les-idees-claires/importer-du-gaz-de-schistes-americain

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Immobilier à Paris : mondialisation heureuse (pour quelques uns…), austérité et mal-logement pour tous les autres !

Intro :

En juillet 2014, nous évoquions ici les prix immobiliers stratosphériques pratiqués à New-York. Des appartements de plusieurs millions de dollars que seuls quelques millionnaires et milliardaires pouvaient débourser pour pouvoir habiter au coeur de la ville.

Mondialisation et néolibéralisme, qui vont de pair avec cupidité et le creusement des inégalités, ont dégagé les classes moyennes et les plus modestes en périphérie, ou plus loin encore pour se loger.

Paris, qui ne veut pas être en reste, est touchée à son tour ces dernières années : les prix explosent, flambent, à raison de plus ou moins 10 000€ du m2 pour le moindre appartement.
Quant aux biens de luxe, ils atteignent et dépassent les 20 000€, 30 000€, 40 000€ par m2, atteignant même 50 000€ par m2 pour certains…
Selon les professionnels de l’immobilier de luxe parisien, 2018 a même été une année « très dynamique ».

Que les investisseurs, spéculateurs et autres rentiers soient donc rassurés… Les prix parisiens restent encore très largement abordables, comparés au dernier record en date à New-York avec la vente d’un appartement de 2100 m2 à 238 millions de dollars (207 millions d’euros), soit près de 100 000€ du m2.

Il y a un peu plus de 10 ans, en septembre 2008 éclatait aux Etats-Unis, à la bourse de New-York, l’un des krachs financier et bancaires les plus ravageurs, économiquement et socialement.
Sauvés par les Etats et donc l’argent des contribuables toujours épongeurs en dernier recours des dettes de jeu monstrueuses des spéculateurs qui avaient mis le feu au casino boursier et qui juraient – très brièvement – de ne plus recommencer,  ces derniers se portent bien. Très bien.

A nous l’austérité, afin qu’ils puissent continuer de satisfaire leur avidité pathologique et inextinguible.

Article :

 

  • PARIS : Un appartement vendu à un prix record !
    L’appartement de 16 pièces sur 1.000 mètres carrés situé dans le 7e arrondissement de Paris a été vendu pour 39 millions d’euros.
    Par   le 0

 

  • Immobilier de luxe: des prix record à Paris
    Par Virginie Grolleau, le 30 janvier 2019
    L’activité de l’immobilier de luxe a été soutenue dans la capitale en 2018.
    Les principaux acteurs de l’immobilier de luxe parisien se frottent les mains : 2018 a été une année très dynamique, marquée par des prix en hausse et des transactions parfois signées en quelques heures :  » Nous avons enregistré deux fois plus de ventes en moins de 48 heures qu’en 2017 « , décompte Thibault de Saint-Vincent, président du réseau Barnes. Les candidats à l’achat n’ont pas hésité à faire des offres au prix demandé dès la fin de la visite pour être sûrs de ne pas rater la vente. Et ce quelles que soient la taille ou la destination du bien : typique du pied-à-terre, un 2 pièces de 42 m² au 2e étage, situé rue des Saints-Pères dans le 7e arrondissement, l’un des plus chers de Paris, a trouvé preneur en quelques minutes à près de 21.000 €/m². Rue de la Tour-Maubourg, un logement plus familial de 97 m² au 3e étage a séduit en une journée son nouveau propriétaire qui a déboursé 1,575 million d’euros, soit un peu plus de 16.200 €/m².
    Concernant les grandes surfaces d’ailleurs, « les grands appartements des immeubles haussmanniens du 16e nord retrouvent, lorsqu’ils ont été bien rénovés, une certaine fluidité », indique Charles-Marie Jottras, président du groupe Daniel Féau. Les arrondissements centraux ont aussi enregistré une forte activité, dont le Marais, animant par ricochet le  11earrondissement, de plus en plus branché.

    Marché porté par les logements familiaux
    Le marché a notamment été porté par ce segment des logements familiaux pour un budget moyen de 1,83 million d’euros. Les acquéreurs français ont été rejoints par bon nombre d’expatriés, dont certains décidant d’investir compte tenu des incertitudes liées au Brexit. La pierre parisienne, ou très proche comme à Neuilly-sur-Seine, conserve son capital de valeur refuge. Certaines communes en périphérie, comme Saint-Germain-en-Laye, ont aussi tiré leur épingle du jeu : « Français, Britanniques, Américains, Italiens, Chinois, Allemands plébiscitent les écoles internationales », remarque Laurent Demeure, président du réseau Coldwell Banker France & Monaco. Au Vésinet, une maison années 30 rénovée de 140 m² avec plus de 600 m² de terrain s’est vendue en 24 heures à 1,085 million d’euros, tandis qu’à Versailles, quartier Montreuil, un appartement rénové de 141 m² au 4e étage a trouvé preneur en deux jours pour 1,26 million d’euros, selon Barnes.«Sur le segment du très haut de gamme, c’est-à-dire pour les transactions entre 10 et 50 millions euros, nous avons vu une activité étonnante, la plus forte depuis plus de 20 ans», constate Alexander Kratft, président du réseau Sotheby’s International Realty France & Monaco. «Les Américains en particulier sont de retour en force en France, principalement grâce à une économie florissante. Les acquéreurs du Moyen-Orient sont à la recherche de bons investissements sur le long terme, tandis que les investisseurs chinois semblent rechercher des investissements alternatifs». Mais ces acquéreurs sont très sélectifs : « Les ventes record concernent presque toujours des biens entièrement rénovés et décorés dans un style contemporain, luxueux et raffiné », souligne Charles-Marie Jottras.

    Un record à 52.000 €/m² pour un hôtel particulier d’exception
    En termes de records, Sotheby’s cite une transaction à 52.000 €/m² pour un hôtel particulier d’exception de près de 400 m² sur la Rive Gauche, dans le 6e arrondissement entre Seine et Invalides, ainsi que celle d’un autre hôtel particulier dans le 7e arrondissement a atteint 48,5 millions d’euros. Chez Daniel Féau, un appartement entièrement rénové et décoré, avec une vue époustouflante sur la Seine et Paris, s’est vendu 39.294 €/m². Selon la chambre des Notaires de Paris-Ile-de-France, un triplex de 132 m² à Odéon dans le 6e arrondissement a changé de mains pour 4 millions d’euros, soit 30.300 €/m². Un loft de 234 mètres carrés à Saint-Thomas d’Aquin s’est vendu près de 8,2 millions d’euros (environ 35.000 €/m²), tandis que dans le 16e arrondissement, à Porte Dauphine, un studio de 59 m² s’est vendu 2,4 millions d’euros, soit 40.680 €/m².

    Source : https://www.challenges.fr/immobilier/immobilier-de-luxe-des-prix-record-a-paris_639526

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Privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) : Emmanuel Macron et Edouard Philippe, serviteurs zélés du néolibéralisme le plus extrême

Intro :

En 2014-21015, le ministre (socialiste) de l’économie Arnaud Montebourg initiait la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), avant de vouloir revenir dessus
En 2016, son successeur Emmanuel Macron, lui, assumait, défendait et validait l’ouverture du capital à hauteur de 49,9%.

Cette privatisation a permis aux investisseurs chinois du consortium Casil Europe de faire une très bonne affaire.
En effet, après quelques années seulement, le consortium annonçait une possible revente des parts acquises en 2015 pour 500 millions d’euros, avec une plus-value estimée à… 200 millions d’euros.

Cet épisode ne sert pourtant pas de leçon aux serviteurs de l’Etat (en réalité serviteurs des marchés et des multinationales), bien au contraire. La liquidation des actifs de l’Etat continue, comme en Grèce ou ailleurs en Europe et dans le monde, pour le plus grand bonheur des rentiers et autres spéculateurs.

En effet, Emmanuel Macron et Edouard Philippe, contremaîtres serviles et zélés des marchés financiers et autres « investisseurs », ont décidé de s’attaquer maintenant aux aéroports de Roissy et Orly avec leur projet de privatisation d’ADP.

On peut alors s’interroger pourquoi aux Etats-Unis, modèle et exemple pour les néolibéraux les plus extrémistes, la presque quasi-totalité des 3 300 aéroports commerciaux « est la propriété des Etats, des collectivités locales ou des villes… »

La France est donc livrée aux spéculateurs les plus cupides, qui sauront se rembourser au centuple à court terme… Comme pour la cession des autoroutes en 2005 par Dominique de Villepin : en 10 ans, les profits issus des péages ont augmenté de près de 20%. Les sociétés d’autoroute se portent pour le mieux : 1,5 milliard €/an de dividendes pour les actionnaires.

Macron et Philippe, et leurs petits soldats de La République en marche (LREM) sont résolument convertis au capitalisme le plus cupide, le plus vénal. Le plus idiot.

 

Revue de presse :

 

  • C’est comment ailleurs ? La (non) privatisation des aéroports aux Etats-Unis
    Alors que la privatisation d’Aéroports de Paris est contestée, aux Etats-Unis les aéroports restent quasi exclusivement publics.
    Par Franceinfo, Gérald Roux, Radio France, le

 

  • Un service public que les Etats-Unis n’envisagent absolument pas de privatiser
    S’ils sont soumis à la concurrence, les aéroports américains ne sont pas des entreprises commerciales
    Par Eric Leser, Publié le 02 juin 2005
    Au pays du capitalisme pur et dur, il existe des services publics protégés que la loi interdit de privatiser. C’est notamment le cas des 3 304 aéroports commerciaux que comptent les Etats-Unis. Ils sont la propriété des Etats, des collectivités locales et des villes.
    (…)
    Source: https://www.lemonde.fr/economie/article/2005/06/02/un-service-public-que-les-etats-unis-ne-privatiseront-pas_657373_3234.html
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Ukraine, Maïdan, 18 au 23 février 2014 : néonazis au service des Etats-Unis et de l’UE

Intro :

En février 2014, au cours des affrontements sur la place Maïdan, les Etats-Unis et son vassal européen fermaient étrangement les yeux sur la participation au premier rang de partis d’extrême-droite et néonazis ukrainiens.
Tant que ces derniers les aidaient à renverser le gouvernement pro-russe afin d’installer un gouvernement bien plus favorable à leurs objectifs économiques et militaires, cela n’intéressait personne, à commencer par les grands médias qui couvraient cette révolution présentée comme spontanée et démocratique.

A ce sujet, voir ou revoir l’excellent documentaire réalisé en 2016 par Paul Moreira et diffusé à l’époque dans le magazine Spécial investigation sur Canal+.

Suite à cette diffusion, Paul Moreira fut attaqué, critiqué par certains journalistes.
Peut-être leur était-il difficile de faire autrement, au risque sinon de reconnaître leur propre aveuglement et leur propre paresse dans leur traitement du conflit en Ukraine.

Le réalisateur mis au ban des accusés leur répondait ici.

Il suffit de revoir le documentaire co-réalisé en 2005 par Manon Loizeau « Etats-Unis : à la conquête de l’Est » ou encore les propos tenus par George Friedman le 3 février 2015 au cours d’une conférence au Chicago Council on Global Affairs pour comprendre que les Etats-Unis étaient et restent prêts à toutes les compromissions possibles, y compris les pires, pour s’assurer la tête de pont que représente l’Ukraine, afin de contenir toujours un peu plus la sphère d’influence russe. Et au passage, contrôler la principale voie de transit des gazoducs russes vers l’Europe.

La soi-disant défense de la liberté et de la démocratie ne sont que des prétextes dans la bouche de dirigeants américains rompus aux pires arrangements depuis toujours avec les dictatures les plus brutales de cette planète, tant que ces dernières constituent une garantie pour la cupidité des hommes d’affaires et qu’elles empêchent et répriment la moindre tentative de défense et de protection des ressources et des biens publics des Etats qui pourraient profiter aux populations.

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Réseaux sociaux et manipulation de l’opinion publique (2)

Intro :

En 2011, le journal anglais The Guardian (voir ci-dessous) révélait que l’armée américaine développait un logiciel destiné à manipuler les réseaux sociaux en créant de faux profils afin d’influencer les échanges sur Internet en diffusant la propagande pro-étatsunienne.

Une annonce avait même été faite pour le recrutement de 50 contrôleurs capables de gérer chacun une dizaine de fausses identités depuis leurs postes de travail basés aux Etats-Unis.

Cette manipulation, pratiquée plus ou moins par tous les Etats désormais, porte un nom : l’astroturfing.

Fabrice Epelboin, enseignant dans la section Masters de l’Université de la Sorbonne CELSA ainsi qu’au Medialab de Sciences Po, est un des spécialistes de ce domaine.

 

Documents :

  • Fake, manipulations et réseaux sociaux: pourquoi il faut vite comprendre ce qu’est « l’astroturfing »
    Par Agathe Auproux, Les Inrocluptibles, le 6 février 2017

    L’astroturfing désigne le fait de donner l’impression d’un phénomène de masse qui émerge sur internet, en réalité créé de toutes pièces pour influencer l’opinion publique. Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po Paris, nous explique.

    A l’ère de la post-vérité, au milieu des fake news et alternative facts, émerge l’astroturfing. Cet anglicisme un brin barbare, qui évoquerait plutôt un délire mystique ou une nouvelle façon de lire son horoscope, fait référence à un procédé perfide qui sévit sur internet : la simulation d’une activité ou d’une initiative qui serait issue du peuple, en réalité montée de toutes pièces par un acteur souhaitant influer sur l’opinion.

    Fabrice Epelboin, qui a donné plusieurs cours à Sciences Po Paris sur la disruption sociale et politique apportée par les réseaux sociaux, nous éclaire sur ce phénomène qu’il étudie depuis plusieurs années. Le sujet d’abord ignoré puis dédaigné, a finalement obtenu plus de considération et une réelle légitimité : le Brexit, la montée des extrêmes, et l’élection de Donald Trump sont passés par là.
    (…)
    Source : https://www.lesinrocks.com/2017/02/06/actualite/fake-manipulations-reseaux-sociaux-faut-vite-comprendre-quest-lastroturfing-11910209/

 

  • Revealed: US spy operation that manipulates social media
    Military’s ‘sock puppet’ software creates fake online identities to spread pro-American propaganda
    By Nick Fielding and General David Petraeus
    Gen David Petraeus has previously said US online psychological operations are aimed at ‘countering extremist ideology and propaganda’. Photograph: Cliff Owen/AP
    The US military is developing software that will let it secretly manipulate social media sites by using fake online personas to influence internet conversations and spread pro-American propaganda.A Californian corporation has been awarded a contract with United States Central Command (Centcom), which oversees US armed operations in the Middle East and Central Asia, to develop what is described as an « online persona management service » that will allow one US serviceman or woman to control up to 10 separate identities based all over the world.
    (…)
    Source : https://www.theguardian.com/technology/2011/mar/17/us-spy-operation-social-networks
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